Green Day

Billie Joe Armstrong de Green Day :
de l’importance de se tromper

Texte : Marcel Anders
Photo : Frank Maddocks, Sony Music 

Green Day reste la référence mondiale de la scène punk rock et bouscule ses fans depuis presque trois décennies… en n’hésitant pas à se renouveler, quitte à ne pas plaire. Ils joueront à Paris le 3 février 2017, suite à la sortie de leur album Revolution Radio.

Trente ans de carrière dans les jambes et 75 millions d’albums vendus : on pourrait croire Green Day au bord de l’essoufflement, et pourtant, rien n’a changé : l’énergie, les fans, les albums…

  • en 2004, leur premier opéra-punk American Idiot est excellement bien accueilli par le public (15 millions d’albums sont écoulés)
  • en 2009, leur second opéra-punk plus poussé et plus travaillé s’intitule 21st Century Breakdown
  • en 2012, ils publient trois albums en l’espace de quatre mois

Actuellement en tournée, ils joueront en concert à Paris à l’AccorHotels Arena le 3 février 2017 suite à la sortie de leur nouvel album Revolution Radio.

Billie Joe Armstrong, frontman et chanteur du groupe, revient sur un succès qui dure.

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THE RED BULLETIN : Monsieur Armstrong, vous dites que seule la prise de risques permet aux artistes de durer. Pour quelle raison ?

BILLIE JOE ARMSTRONG : L’audace, c’est ce qui te permet d’entretenir la flamme. C’est parce que nous avons toujours pris des risques que nous sommes encore là aujourd’hui.  

À quoi sert de prendre des risques quand on est déjà un groupe reconnu et acclamé ?

Vous parlez comme notre maison de disques ! C’est elle qui nous incitait déjà, en 1994, à faire un album similaire à Dookie après le succès qu’il avait eu. Alors que ce que nous voulons, c’est être là où on ne nous attend pas, surprendre nos fans. Et je pense que c’est précisément pour cette raison qu’ils nous sont restés fidèles.

© Youtube // Green Day

L’audace ne paie pas toujours...

Disons que la défaite fait partie du jeu. Il est clair que notre dernier projet était un peu trop ambitieux (la trilogie de 2012, ¡Uno!, ¡Dos! et ¡Tré! n’a fait que deux millions d’albums vendus, ndlr). Mais nous avons trouvé l’idée tellement absurde et géniale, que nous nous sommes jetés dans l’aventure sans réfléchir.

Vous regrettez ?

Non, c’est important de se tromper. 

 

Green Day

© Frank Maddocks

Avec des millions en banque, on peut se le permettre.

On a toujours pris des risques, même quand on galérait financièrement. Nous avons souvent dû imposer nos choix face à des maisons de disques qui ne pensaient qu’en termes de business. Alors quand tu finis par t’imposer, mais que ça ne marche pas comme prévu, tu te sens mal, quelque soit le résultat financier.

Que fait-on, dans ces cas-là ?

On se relève. Et on se relance dans une autre aventure, avec encore plus de rage ! Mieux vaut se tromper que ne rien faire du tout ! 

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11 2016 The Red Bulletin

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