Xavier Veilhan présente son projet Music

Le laissez-passer de Xavier Veilhan

Texte : PH Camy
Photo : Manfredi Gioacchini

Pour son projet Music, l’artiste français Xavier Veilhan a rencontré la crème internationale des producteurs, et les a transformés en sculptures après un processus de « scan 3D » de leur corps. Invités dans son atelier parisien en marge de sa lecture au Red Bull Music Academy Festival Paris, on venait savoir comment il avait pu approcher tant de personnalités. Comment on rencontre ses héros. 

On a finalement beaucoup parlé de leur musique. De savoir apprécier les moments en silence avec ceux que l’on admire. D’une visite dans le studio du mari d’Alicia Keys et de la coolitude suprême de celui qui a lancé les Beastie Boys et Slayer. Rencontrer Xavier Veilhan, c’est finalement réfléchir à trouver le bon laissez-passer qui ouvre les possibles. Et se donner l’envie de rencontrer.

Il est installé à une table de dessin, crayonne. Croquis. Xavier Veilhan a une mission. Lourde. Donner vie au pavillon de la France (et la représenter) pour la prochaine Biennale de Venise (mega événement d’art contemporain). Xavier Veilhan tombe les écouteurs. « J’écoute le dernier PNL », dit-il. On ne sait même plus s’il nous a dit bonjour. En fait, on a l’impression d’être déjà chez nous chez lui. Chemise bleue, jeans, sneakers K-Swiss, silhouette sobre et efficace. Veilhan, 53 ans, a tout du mec tranquille et franchement sympathique. On le suit dans l’un des espaces de son atelier. Plein de cadres au mur. Des photos détaillent la surface de la lune. On croit trébucher sur un gosse. Il s’agit d’une sculpture à échelle réduite de l’un de ses potes. Il a l’habitude de reproduire les gens. C’est pour cela qu’on est là.

Une conversation a lieu avec Xavier Veilhan, le vendredi 23 septembre aux Jardin d’Artois, Paris, dans le cadre du Red Bull Music Academy Festival Paris.

Veilhan, c’est l’homme qui a transformé une liste de producteurs (Daft Punk, Giorgio Moroder, Timbaland, Rick Rubin, Quincy Jones, Neptunes, etc.) en sculptures de bois ou d’aluminium hyper réalistes. Et pour y parvenir, il a voyagé partout aux USA, les a tous rencontrés, leur a demandé de rester immobile une vingtaine de minutes pour les scanner avec ses collaborateurs.

On vous la refait.

Xavier Veilhan, artiste français a eu du temps avec les Daft Punk (on vous les présente ?), Giorgio Moroder (BO du film Scarface, les hits disco de Donna Summer), Brian Eno, Timbaland (souvenez-vous, Aaliyah, Missy Elliott), Trevor Horn, Rick Rubin (lanceur des Beastie Boys, Slayer, résurrecteur de Johnny Cash), Tony Visconti, Nigel Godrich (favori de Radiohead et Beck), Quincy Jones (concepteur des albums Off The Wall et Thriller de Michael Jackson), Tom Moulton, les Neptunes (duo de producteurs aux 600 travaux, incluant un certain Pharrell Williams) ou Nile Rodgers, suffisamment intimement et longtemps pour pouvoir réaliser des œuvres à leur image.

On vient savoir comment et pourquoi. On repart avec l’envie d’écouter des tonnes de musique. Et de rencontrer les gens dont on admire le talent. Et l’idée que si des gens, choses, comptent à vos yeux, il y a bien un laisser-passer créatif ou innovant à trouver pour les approcher. Entretien brut.

THE RED BULLETIN : Xavier Veilhan, comment fait-on, quand on est français, que l’on n’est pas un musicien de renom, ou une star, pour approcher des gens à la notoriété planétaire, auxquels ont doit tant de hits, tant de musiques essentielles à l’humanité ?
XAVIER VEILHAN :
Pour un projet lié à l’architecture, je me suis retrouvé à travailler, voire à habiter dans des maisons de grands architectes américains, et je me suis rendu compte par la suite qu’il n’aurait pas été possible de le faire autrement qu’avec ce projet. L’activité d’artiste devient ton laisser-passer, même l’argent ou des relations ne t’auraient pas permis d’accéder à ces choses-là.

« L’activité d’artiste devient ton laissez-passer, même l’argent ou des relations ne t’auraient pas permis d’accéder à ces choses là. »

 Quand je suis allé aux USA avec mes collaborateurs pour faire le portrait de Quincy Jones dans le cadre du projet Music, on a été surpris de pouvoir passer les différentes étapes et d’aller jusqu’à le rencontrer. On n’aurait jamais pu le faire autrement que par cet abord de l’art. Le but n’était pas de le rencontrer, mais de faire son portrait, et cette chose un peu annexe, le rencontrer, devenait une sorte de cadeau, un moment d’excitation, de surprise. Comme passer une heure dans la maison de Rick Rubin à Malibu.

À quoi ressemble le chez lui du type qui a lancé les Beastie Boys, Slayer, le plus grand groupe metal de l’histoire, ou relancé le roi de la country sur la fin de sa vie, Johnny Cash ?
Chez Rick Rubin, en Californie, il y a plein d’endroits où tu peux t’écrouler, des sortes de poufs où tu peux te poser, faire une sieste, les bras en croix, partout. Et partout il y a des sonos incroyables, des systèmes audio que je n’avais jamais vus, des espèces de baffles sur des pointes… et lui se balade avec son iPhone, et il balance des playlists mortelles. Pendant qu’il  posait pour que l’on fasse son scan 3D, il a passé de la musique de la fin des années 60, très locale, comme une plante qu’il venait de ramasser dans le coin. Sa maison, c’est un rêve. Le mec est en tongs et en short, il ne bouffe que des aliments hyper équilibrés, il est en super forme, hyper gentil. Il nous a super bien reçus. Le peu de temps qu’il avait, c’était un moment agréable. 

Giorgio by @xavier_veilhan #art

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Photo issue du compte Instagram de Giorgio Moroder. Prise à la Galerie Perrotin, Paris, lors de l’exposition Music de Xavier Veilhan.

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Pourquoi un producteur de musique est-il important à vos yeux ?
Quand j’écoutais les musiques produites par Rick Rubin, je ne savais pas que c’était Rick Rubin. J’écoutais la musique par artistes, pas par producteur. Je ne savais pas que les Beastie Boys et Run DMC, c’était le même type derrière. J’ai commencé à m’intéresser à la signature sonore des producteurs, et je me suis dit que ça pouvait être intéressant de travailler sur l’image de ces gens-là, ces gens dans l’ombre pour le grand public. Quand j’ai fait cette expo avec tous ces producteurs, je me suis rendu compte que cette approche de la musique, un peu geek, par producteur, comme l’approche par label, pas mal de gens la partagent… (Il se lève.) Ça me perturbe… (Il remet en place deux cadres au mur et se marre.)

La musique ça commence où pour Xavier Veilhan ?
J’ai commencé à écouter de la musique avec le punk.

Du punk anglais ou américain ?
Les deux, avec une polarité Clash-Devo, je dirais. C’était aussi les Sex Pistols, The Damned. Après ça, la new-wave, je suis un fan très très précoce de Kraftwerk, et ça m’a amené à découvrir le hip-hop, avec Afrika Bambaataa. C’est difficile à comprendre maintenant, l’électro n’existant pas, la culture dancefloor n’existant pas, c’était le disco. Le punk et la new-wave étaient des trucs qui s’opposaient radicalement à la musique disco, et moi j’aimais les deux. La symbiose de ça, c’est Kraftwerk, qui rentre après ça dans toute la culture club.

« Le punk et la new-wave étaient des trucs qui s’opposaient radicalement à la musique disco, et moi j’aimais les deux. »

C’est parce que vos œuvres sont plus connues que votre visage que vous avez eu l’envie de représenter ces producteurs de musique, c’était un moyen de dire « rendons-nous hommage, les gars ! » ?
J’avais l’envie de trouver un parallèle, et la figure parallèle de l’artiste dans le domaine de la musique, c’est plus le producteur que l’artiste. L’homme de studio, c’est comme l’homme de l’atelier.

Des gens peu connus du grand public, voire masqués, comme les Daft Punk. Comment approche-t-on le plus mystérieux duo du monde ?
Je les ai abordés par leur management en suivant un processus classique. Je pensais faire leur portrait masqué, mais ils m’ont dit : « On a réfléchi, quand on va en studio, on ne porte pas de masques, si tu veux nous représenter en tant que producteurs, c’est nous, mais sans masques. On voudrait que la statue que tu vas faire de nous soit la seule image de nous officielle, sans masque, qui existe. » J’ai été très impressionné dans ce projet, quand Thomas et Guy-Man (prénoms des Daft Punk, ndlr) m’ont expliqué de manière très modeste que quand ils sont impliqués dans un projet collectif, qu’ils le veuillent ou non, ils ont tendance à le phagocyter parce que il y a un tel intérêt une telle fascination autour d’eux. C’était dit de manière très modeste, pas un truc de frime. « On va t’expliquer, tu vas faire un projet qui implique plein de gens, que l’on respecte énormément, mais on ne va parler que de nous ». 

« J’ai commencé à m’intéresser à la signature sonore des producteurs, et je me suis dit que ça pouvait être intéressant de travailler sur l’image de ces gens-là, ces gens dans l’ombre. »

Vous dites être un artiste « inconnu » aux yeux de tous ces producteurs stars, alors comment avez-vous pu les convaincre de vous recevoir, de vous dédier du temps, de faire de leurs personnes des créations ?
Le fait de venir d’un autre domaine joue comme un désavantage mais devient un avantage à un certain moment. On a abordé nos sujets indirectement, par quelqu’un dans leur entourage, à qui on expliquait bien le projet, et qui à son tour leur expliquait bien le projet. Chez eux il y avait une part d’étonnement, de satisfaction, que quelqu’un s’intéresse à eux, comme des figures physiques. Ils ont aussi apprécié le côté « hommage » rendu au mec qui travaille en studio.

Un Pharrell Williams, que vous avez aussi sculpté, a pu être séduit car vous veniez rencontrer le créateur de musique plutôt que l’homme public ? Pour son art avant tout ?
Oui. À un moment c’était compliqué, car Chad Hugo (partenaire de Pharrell dans les Neptunes, ndlr) et Pharrell n’était pas au même endroit et je voulais faire les deux, j’expliquais que ça ne m’intéressait pas de faire Pharrell si je n’avais pas Chad, il fallait que j’aie les deux.

⚡️"Music" by Xavier Veilhan at @galerieperrotin #TheNeptunes

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Photo issue du compte Instagram de Pharrell Williams. Prise à la Galerie Perrotin, Paris, lors de l’exposition Music de Xavier Veilhan.

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En gros, vous dites à Pharrell Williams, « si je n’ai pas ton pote, tu n’es pas dans mon projet » ?
Pas de la sorte. (Rires.) J’ai vu ça avec son management. Pharrell est très modeste. Il a construit cette carrière hallucinante… mais ce sur quoi c’est construit, c’est que les Neptunes ont fait 600 morceaux, pendant 10 ans, ils ont monopolisés les charts US. Sur une année précise, plus de 40 % des hits du billboard américain étaient produits ou liés à eux, par un featuring par exemple. Je trouve cela dingue. Ce qui m’intéressait, c’est comment des types qui bricolent, avec des instruments à deux balles, des trucs électroniques, arrivent à installer ça, avec un côté punk que j’aime bien. Ces gens-là créent de tels classiques, mais le public ne sait pas que ce sont eux, pourtant, ils sont baignés dans leur son… C’est comme s’ils faisaient la météo. Les producteurs ont une influence qui est plus importante que celle de l’artiste pour lequel ils produisent. Prends Michael Jackson, il y a l’image, le génie du mec qui chante et qui danse, mais en fait, le bain, le magma dans lequel on est immergé, c’est son producteur, Quincy Jones.

En fait, le vrai mec, plus fort que Bob Marley ou Michael Jackson, c’est son producteur ?
Ça ne retire rien aux artistes, car il y a aussi une valeur de Jay-Z ou Justin Timberlake de savoir s’entourer, d’avoir l’intelligence, l’ouverture et la générosité de dire « Ok, Timbaland tu me fais mon morceau ». Il faut avoir un sens artistique assez fort à ce moment-là, ce n’est pas uniquement pour avoir le bon « hook » ou le bon beat, c’est aussi savoir vers qui tu vas te tourner.

Qui était le premier producteur sur votre liste, celui que vous vouliez coincer pour en faire une statue ?
Le premier que j’ai réalisé était le Français Philippe Zdar, du duo électronique Cassius, mais le premier sur ma liste, c’était le producteur jamaïcain de reggae Lee Scratch Perry. Je suis un gros fan de Bob Marley, et tous les trucs de Bob Marley que j’aime, leur dénominateur commun, c’est Lee Perry (connu pour être un génie autant qu’un « fou », habité, qui a fait brûler son fameux studio en Jamaïque car il le pensait possédé, ndlr). 

Photo (repost de @JR) issue du compte Instagram de Quincy Jones. Prise à la Galerie Perrotin, Paris, lors de l’exposition Music de Xavier Veilhan.

Comment est-ce qu’on bloque Lee Perry et lui demande de rester immobile 20 minutes pour le « scanner » ?
Tu ne bloques pas Lee Perry. (Rires.) C’est comme prendre en photo un enfant ou un animal, c’est toi qui dois t’adapter. C’est un mec hyper gentil, très simple, complètement insaisissable, c’est ça que j’aime bien, ces mecs donnent le tempo. Si ça doit mettre quatre ans à se faire, ça met quatre ans. Un mec comme Lee Perry a fait des merdes et des trucs foireux parfois, mais peu lui importe… C’est comme Snoop ! Il a une forme de liberté.

Snoop qui a fait un featuring avec Jean Roch, mais assume tout…
(Rires.) Cela ne l’atteint pas. Il y a une forme de légèreté, de fantaisie, chez un Snoop ou un Lee Perry. Lee Perry, on est allé à Londres pour le scanner avant l’un de ces concerts. On ne savait pas si on allait pouvoir faire le scan dans les loges, si il était dispo, c’était de l’impro totale. On lui a expliqué le processus, il a fait : « Ok ! » Il était hyper drôle et sympa. C’était plein d’interaction. Finalement on l’a fait en aluminium. (Xavier Veilhan demande à l’un de ses collaborateurs de « descendre la statue de Lee Scratch Perry ».)

Ils sont tous là dans votre atelier ces producteurs, un genre de « hall of fame » des orfèvres du hit ?
Ce sont des petites pièces qui sont là. Il s’agit plus d’exceptions, de trucs en cours de travail. Le paradoxe de l’atelier c’est que tu n’y trouves pas « d’œuvre », elles sont dans une foire, chez un collectionneur ou dans un musée… C’est plutôt bon signe. (Rires.)

« Tu es là pour un truc précis, et tu dois repartir avec dans la boîte, tu n’as pas le droit de te planter car tu n’auras pas de deuxième chance. »


L’atelier/studio de ces producteurs que vous avez rencontrés, il ressemble à quoi ?
Si l’on prend Swizz Beatz (producteur du fameux Ruff Ryder’s Anthem, du rappeur DMX, et mari de la chanteuse Alicia Keys, ndlr), je l’ai rencontré dans son studio à New York. Il était 18 heures et il allait commencer à travailler. Seul, sans assistant, dans un studio de rêve, avec une vue incroyable sur Manhattan. Un endroit super bien équipé, pas une multiprise qui traîne, super clean, une machine de guerre. Avec un grand poster de Notorious B.I.G. (Rires.) C’est marrant ces mecs qui arrivent à naviguer à la marge, en gardant une « street credibility », et en même temps font des featurings avec Katy Perry ou je ne sais qui. Le mec est hyper gentil. Il était en train de boire un cognac. Il écoutait de la soul, des morceaux que je n’avais jamais entendus. Il me dit : « C’est ce que j’écoute avant de travailler, c’est mon warm-up. » C’était étonnant. C’est marrant parce que sur place il y avait plusieurs studios, et dans l’un d’eux tu avais des instruments pour enfants genre xylophone, et Swizz Beatz me dit : « Ça c’est le xylophone de la fille de Jay-Z et Beyoncé ! » (Rires.) 

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Est-ce que les instruments, le son, trouveront leur place dans un projet futur de Xavier Veilhan ?
Je prépare un projet pour la Biennale de Venise qui a une grande dimension musicale et ça m’a donné envie de continuer dans cette direction-là, de faire apparaître le côté sonore. Il n’y avait pas plus silencieux que mes deux expos qui s’appelaient musique, c’est très silencieux. La statuaire, comme un rapport « morbide », l’expo était très silencieuse. C’était ça qui m’intéressait pourtant, faire quelque chose de silencieux autour de la musique. Tout ça, c’est des fréquences, la lumière, la couleur, la vision, le son, ça revient à des vibrations, des ondulations, dans des domaines différents, mais tu peux tout a fait les relier, et ça m’a donné envie de faire ce que j’ai fait avant avec Sébastien TellierChristophe Chassol, ou Air. Des expériences musicales avec eux, des pochettes de disques, dans des champs très différents, toujours autour de la musique. Le côté activation de la chose sonore m’intéresse, et ces expos avec les producteurs m’ont donné des possibilités. C’est ce qui me permet d’inviter Quincy Jones pour le pavillon de la Biennale de Venise. 

« Prends Michael Jackson, il y a l’image, le génie du mec qui chante et qui danse, mais en fait, le bain, le magma dans lequel on est immergé, c’est son producteur, Quincy Jones. »

Finalement, quel fut votre meilleur moment, la rencontre la plus mémorable ?
Un des moments les plus intenses, c’était Rick Rubin. En sortant de la séance avec lui, on s’est retrouvés avec mes collaborateurs dans la rue à Malibu, devant chez lui : « Ah ouais ! » Tout se mélangeait, le moment qu’on venait de passer avec lui, la musique qu’il a passée, l’endroit, sa femme qui est venue nous servir des thés, le scan lui-même. À la fois tu n’as pas beaucoup de temps, tu te dis que tu pourrais passer trois jours avec lui et que ça serait cool qu’il y ait des espaces, des silences, ce qu’il te raconte, et en même temps, tu es là pour un truc précis, et tu dois repartir avec dans la boîte, tu n’as pas le droit de te planter car tu n’auras pas de deuxième chance. Les mecs sont très pros, ils savent le moment où il faut y aller. 

Quel que soit le projet, le concept, c’est la rencontre qui prime, au final ?
Un projet comme Music, ça commence par une rencontre, et ça se termine par une rencontre. La première rencontre, c’est écouter le son d’un morceau d’un Lee Scratch Perry, de quelqu’un qui a une créativité qui te parle, entre dans ton esprit, apporte quelque chose de nouveau à ton univers. Ça, c’est un truc qui passe d’une personne à plusieurs millions. Et là, tout à coup, tu te retrouves en face de cette personne que tu avais déjà rencontrée par le son qu’il crée. L’échange se fait, d’une personne à une autre, parce que face à la créativité de la personne de Brian Eno, Rick Rubin, Tony Visconti (producteur de David Bowie, ndlr), Swizz Beatz, Timbaland, j’installe ma créativité envers leur personne.

Une conversation avec Xavier Veilhan, le vendredi 23 septembre aux Jardin d’Artois, Paris, dans le cadre du Red Bull Music Academy Festival Paris.
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09 2016 The Red Bulletin

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