Sean Murray

Sean Murray : « Geek et fier de l’être »

Photo d’ouverture : Harry Borden
Texte : Graeme Lennox

Avec No Man’s Sky, le concepteur de jeux vidéo réalise ses rêves d’enfance et attire au passage des célébrités parmi ses fans. 

Sean Murray grandit dans le ranch familial au cœur de l’outback australien. La nuit, il rêve d’odyssée de l’espace en admirant la voûte céleste. Aujourd’hui âgé de 34 ans, c’est lui, qui suscite l’admiration. Des stars comme Steven Spielberg et Kanye West le sollicitent pour découvrir son jeu No Man’s Sky, une épopée hors normes à travers une galaxie de 18 quintillions de planètes. Réalisée par seulement quatre membres de Hello Games, label indépendant de Murray basé à Guildford dans le Surrey (Angleterre), sa production n’a pas été un jeu d’enfant : inondation des locaux, nuits blanches et une attente énorme de millions de joueurs à travers le monde.

THE RED BULLETIN : No Man’s Sky a nécessité trois ans de travail. Que représente ce projet pour vous ?
SEAN MURRAY :
  Enfant, je rêvais d’aller dans l’espace et m’imaginais débarquer dans des mondes étranges. Ce jeu est une manière de réaliser ces rêves et est aussi un exutoire pour compenser mon destin avorté d’astronaute.

Sean Murray et ses potes ont inventé un jeu vidéo cosmique qui séduit les stars, de Steven Spielberg à Kanye West.

© PlayStation // YouTube

En quoi consiste le principal attrait de No Man Sky’s ? 
Notre soleil se sera éteint avant que vous n’ayez eu le temps de découvrir toutes les planètes du jeu ! Nous offrons une expérience. Nous ne savons pas si les joueurs se cantonneront à une zone où s’ils s’aventureront dans toute la galaxie. J’aime l’idée qu’ils puissent s’exprimer librement au lieu de suivre un scénario prédéfini.

En juin dernier, votre stand au salon de jeux E3 à L.A. a pris des allures de soirée VIP. Que s’est-il passé ?
C’était dingue. L’équipe de production de Steven Spielberg nous contacte pour nous dire qu’il est dans le coin et aimerait voir le jeu. Puis c’est au tour de Kanye West de nous solliciter, manque de bol pour lui, Elon Tusk (milliardaire et patron de la compagnie aérospatiale SpaceX, ndlr) nous avait déjà invité à visiter son unité de fabrication de fusées.

« Ce jeu est une manière de réaliser mes rêves et aussi un exutoire pour compenser mon destin avorté d’astronaute. »
Sean Murray

Finalement ce n’est pas si ringard de travailler dans l’industrie du jeu vidéo ? 
Mes amis me taquinent à ce sujet. Pendant longtemps, je n’ai pas assumé le fait d’être un mordu de jeux mais à présent je suis plutôt fier d’être catalogué comme geek.

La production du jeu a connu pas mal d’embûches. Comment l’équipe les a-t-elle vécues ?
En 2013, à Noël, une inondation frappait nos locaux, anéantissant tout le matériel et notre travail. Avec le recul, le souvenir que nous en gardons est positif. L’épreuve nous a rapprochés. On aimerait être riche et avoir plus d’employés, mais la plupart du temps, je suis heureux de collaborer avec une équipe restreinte et dévouée. Nous sommes là les uns pour les autres.

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11 2015 The Red Bulletin

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