Sean Penn

Sauver le monde à la Clint Eastwood

Texte : Rüdiger Sturm
Photo : Getty Images 

Sean Penn fait le lien entre l’humanitaire et la sagesse qu’un immense cowboy a su tirer du jazz.

THE RED BULLETIN : Vous êtes célèbre pour vos actions humanitaires et vous avez tourné The Last Face, un film sur les bénévoles d’une association caritative. Vous essayez de sauver le monde ?

SEAN PENN : S’il y a jamais eu un moment où j’ai cru pouvoir le faire, j’ai pris assez d’âge depuis pour ne plus m’en souvenir.

Mais vous avez fait beaucoup pour des pays touchés par des catastrophes naturelles comme Haïti. Quelles sont les qualités nécessaires pour une tâche d’une telle ampleur ? 

Je me vois comme un simple intermédiaire. Je choisis des gens productifs qui ont la capacité de monter des projets pour aider nos semblables. 

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Et vous, en tant que star d’Hollywood, vous vous contentez d’un second rôle ? 

J’ai travaillé avec Clint Eastwood une fois – un homme de jazz. Dans le jazz, il y a quatre ou cinq musiciens sur scène, et la magie opère. Mais si l’un d’entre eux dit : « Moi, je le fais mieux », ça gâche tout pour les autres. Parce qu’ils ne peuvent plus rien découvrir ensemble. C’est en équipe que ça marche. 

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« Aujourd’hui, les gens ne sont plus aussi enclins à montrer leur amour qu’ils l’étaient peut-être encore il n’y a pas si longtemps. »
Sean Penn : acteur, réalisateur, activiste humanitaire

💙#love #jphro #help #haiti #home

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Quel est le plus gros obstacle à surmonter selon vous ? 

Aujourd’hui, les gens ne sont plus aussi enclins à montrer leur amour qu’ils l’étaient peut-être encore il n’y a pas si longtemps. Notre génération ne se contente plus de vivre sa vie, chacun veut devenir sa propre marque. La seule solution, c’est de trouver des compromis. Si on veut faire avancer les choses, il faut arrêter avec les « moi, moi, moi ». 

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03 2017 The Red Bulletin

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