Sienna Miller im Interview zu "Live by Night"

Sienna Miller : du cœur à l’ouvrage

Texte : Rüdiger Sturm
Photos : Tom Craig/Trunk Archive

L’actrice anglaise Sienna Miller, admirative des années folles, et à l’affiche de Ils vivent la nuit, s’extasie devant le génie qui s’exprime par le biais d’une précision sans concession. 

L’actualité de Sienna Miller est florissante. Suite à son rôle dans American Sniper, le plus gros succès de Clint Eastwood à ce jour, l’actrice anglo-américaine a incarné une des protagonistes les plus inspirantes des comédies musicales de Broadway et est à l’affiche de Ils vivent la nuit, en salles le 18 janvier et réalisé par Ben Affleck.

Le parcours de Sienna Miller a de quoi rendre jaloux : la jet-setteuse londonienne a donné la réplique à des séducteurs notoires dans Irrésistible Alfie et Casanova. Mais c’est en jouant Edie Sedgwick dans Factory Girl qu’elle retient l’attention des critiques et se fait un nom en tant qu’actrice.

Elle traverse alors une époque difficile, traquée par les paparazzis et son téléphone est sur écoute. Ni une ni deux, elle convoque ses harceleurs en justice et conquiert Hollywood à la dure, en passant des auditions exigeantes pour des rôles prestigieux comme Foxcatcher ou le rôle de Sally Bowles dans Cabaret.

Lever de rideau ! Sienna Miller nous raconte le tournage de Ils vivent la nuit.

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THE RED BULLETIN : Madame Miller, comment s’est passée la collaboration avec Ben Affleck ? 

SIENNA MILLER : Ben parvient à créer une atmosphère incroyablement productive. Je n’ai encore jamais vu un tournage où régnait une telle bonne humeur. Et j’ai aussi beaucoup de respect pour son travail d’acteur. Il arrive à combiner le charme avec la capacité d’être très fort dans les nuances.  

À propos de nuances : le chef décorateur du film, Jess Gonchor, est célèbre pour sa précision, dans les moindres détails.​

Oui, c’est fou. C’est même vrai pour des choses qu’on ne voit pas dans le film. Par exemple : dans la première scène du film, je remplis des verres disposés sur une table. Lors d’une pause, j’ai ouvert les tiroirs de cette table par pure curiosité. Jess y avait rangé des stylos plume d’époque. Et des boîtes d’allumettes originales des années vingt !

« Les sous-vêtements (même si personne ne les voit) et les vêtements influencent le caractère. C’est important pour le rôle. »

Cela semble plutôt bizarre, non ? 

Au contraire. C’est ça, la précision. Notre costumière Jacqueline West était pareille. Elle s’est même occupée de me procurer des sous-vêtements années vingt, même si personne ne les voit.

Pourquoi cela ?

Les vêtements influencent le caractère. C’est important pour le rôle. Je portais même des chaussures trop petites, parce que c’était des chaussures d’époque et que je trouvais cela plus important. 

« L’esprit des années vingt ? Un chamboulement. Tout le monde avait vécu l’horreur de la Première Guerre mondiale. Alors on s’appliquait à vivre le moment présent. »
Sienna Miller, 35 ans

© Youtube // Warner Bros. France

Qu’est-ce qui est tellement particulier à l’esprit des années vingt ?

C’est une époque à laquelle tout était en plein changement. Tout le monde avait vécu l’horreur de la Première Guerre mondiale, chacun avait perdu des proches. C’est pour cela que tout le monde vivait le moment présent. Au risque de sembler nostalgique, j’adore la décadence, l’architecture, la musique et le chaos de l’ère du jazz. Il y avait une atmosphère très particulière de « nous avons survécu », qui a boosté la jeune génération. Cela m’inspire énormément.

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01 2017 The Red Bulletin

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