Wes Bentley, interstellaire

Texte : Geoff Berkshire
Photo : Getty images

Révélé par American Beauty, l’Américain a longtemps disparu des écrans. Le temps de se débarrasser d’une sévère addiction à l’héroïne. L’acteur  de 36 ans est à l’affiche d’Interstellar, le dernier opus de Christopher Nolan.

THE RED BULLETIN : Bien que le tournage d’Interstellar soit terminé, vous n’êtes pas autorisé à en parler. Que saviez-vous du projet au commencement ? 

WES BENTLEY : À peu près rien. Christopher m’a convoqué pour me faire lire une sorte de descriptif pas très détaillé sur les scènes à jouer, mais ça ne me donnait aucune idée sur ce que serait vraiment le film. Donc en somme, j’ai lu le script, enfermé dans un bureau dont seul Christopher avait la clef !

Comment s’y prend-il pour diriger ses acteurs ?  

Je n’ai pas vu le moindre écran vert. Toutes les scènes sont tournées dans des décors réels, soit exactement ce que verront les spectateurs. Ça, c’est unique. 

Vous avez eu l’opportunité de travailler avec Nolan plus tôt dans votre carrière, mais vous avez renoncé. Pourquoi ? 

C’était pour Batman Begins. Je suis un grand fan de Batman, et aussi de Christopher Nolan bien sûr mais, à ce moment-là, ça n’allait pas très fort, je n’étais pas heureux. Les drogues ne m’ont pas aidé, certes, mais mon mal de vivre était la somme de plusieurs insatisfactions. J’étais jeune et idéaliste, et ignorant aussi. Je pensais que c’était le genre de film que je ne devais surtout pas faire. J’ai même refusé de rencontrer Christopher. Avec le recul, je me dis que j’étais stupide. 

« J’ai lu le script dans un bureau fermé à clef »
Wes Bentley

Matthew McConaughey, avec qui vous partagez l’affiche, est-il le mec super cool que tout le monde décrit ? 

C’est l’une des personnes les plus sincères que j’aie rencontrées. Il est entier, il s’attire la sympathie des gens très facilement. Il est à l’aise dans l’univers dans lequel il évolue, il s’est trouvé.  

Êtes-vous toujours fan de football ? 

Dans le foot,  j’aime la fluidité des gestes, la résistance, l’endurance. J’apprends toujours quelque chose en regardant un match, peu importe le niveau.


Interstellar, en salles depuis le 5 novembre

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12 2014 The Red Bulletin

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