lego urban repair: This artist is colouring the world

Réparer l’espace public avec… des Lego !

Photo : Instagram/JanVormann

Les coins sombres de nos villes retrouvent un peu de gaîté grâce à l’artiste allemand Jan Vormann et son idée lumineuse : un projet artistique de réparation urbaine à l’aide de briques de Lego colorées.

L’artiste allemand Jan Vormann dit non aux bâtiments gris et délabrés dans les villes à travers le monde. Comment ? En y ajoutant une touche de couleur avec les briques Lego que nous aimons tant.

De Londres aux États-Unis, à la place de murs croulants, de maisons fissurées et de trous dans la chaussée, on retrouve un enchantement ludique et un charme enfantin. « Personne n’aime vivre dans des villes obscures et grises, explique-t-il au journal Berliner Kurier. Il n’y a pas que les enfants qui rêvent d’un monde plus coloré. »

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DE LA COULEUR CONTRE LA GUERRE

Dispatchwork est le dernier projet en date de l’artiste plasticien de 33 ans, et l’a amené à voyager aux quatre coins de la planète au cours des six dernières années. Tout a commencé dans le cadre d’un festival d’art contemporain dans le village de Bocchignano en Italie, et depuis, Vormann est allé dans presque 40 villes  du monde entier et y a illuminé nos journées avec sa version multicolore d’enduisage.

Dans une interview avec The Telegraph, Jan Vormann révèle que son œuvre préférée se trouve à Berlin : « J’y ai rempli des trous provenant d’éclats d’obus et de balles de la Seconde Guerre mondiale. Cela a attiré l’attention du public sur les Lego, et ils se sont demandé pourquoi les briques se trouvaient là. »

C’est l’un des nombreux sites que l’artiste a choisi pour son projet à cause de leur importance historique ou de leur signifiance politique. « L’une des idées du projet est de juxtaposer l’histoire sombre de l’architecture avec des éléments modernes colorés », déclarait-il à NBC News.

une PARTICIPATION GLOBALE

Il peut arriver à l’artiste d’utiliser jusqu’à 10 kilos de Lego pour un seul projet, et il a travaillé avec des volontaires âgés de 3 à 40 ans. Ses œuvres provoquent l’émerveillement dans le monde entier et ne constituent plus des projets en solo. Lors de son entretien avec NBC News, Vormann a expliqué : « Des douzaines d’organisations, d’institutions et de personnes qui me sont étrangères m’envoient des photos de leurs réparations, ce qui constitue désormais une part plus large de l’installation artistique. »

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Les réparations effectuées par lui et d’autres participants sont exposées sur le site web Dispatchwork.info, où une carte interactive permet de visionner les villes et les photos des projets. Il existe déjà plus de 70 interventions, tendance à la hausse, tant tous se sentent concernés par ce message coloré.

De nombreux fans ont également téléchargé leurs œuvres sur Instagram en se servant du hashtag #dispatchwork.

There's nothing you can't do, in the city. #eastpak #madefor #dispatchwork

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L’INTERACTION AVEC LES PASSANTS

Pour Vormann, il ne s’agit pas simplement d’un projet lié à l’architecture, mais aussi aux interactions avec les passants. Il raconte que les gens sont très enthousiastes lorsqu’il finalise une installation et que les enfants se rassemblent autour de lui.

Ainsi, lors d’une installation qu’il réalisait en Israël dans l’arrondissement de Jaffa avec des collègues artistes, les enfants s’agitaient autour d’eux et n’arrêtaient pas de demander quand ils pourraient enfin emporter les jouets à la maison, a-t-il raconté à NBC News.

Jan Vormann repairs damaged and broken parts of his city using LEGO blocks! www.UpFade.com

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Dispatchwork n’est pas un appel à effectuer des réparations, même s’il est déjà arrivé à Jan Vormann de revenir quelques jours plus tard sur le lieu de ses installations et de retrouver les briques remplacées par un objet rénové. Il est univoque quant à son objectif : « Je veux réparer tous les murs abîmés de la planète avec Dispatchwork. »

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01 2017 The Red Bulletin

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