Maxime Musqua Red Bull Cocorico

Maxime Musqua, drôle position

Texte : PH Camy
Photos : Nicolas Jacquemin

Vous le connaissiez pour ses défis fous sur YouTube et Canal Plus, certainement pas en tant que pilote sur un rallye auto de l’extrême. Pour le Red Bull Cocorico, Maxime Musqua et son pote Théo Panizzi ont bravé la pluie, la neige et le danger pour rallier Briançon à Mandelieu-La-Napoule… En 2CV.  Retour sur cette expédition avec une vidéo et une interview exclusives.


       

Attention ! Prêts ? Embarquez ! Maxime Musqua et Théo Panizzi, pilotes de rallye au Red Bull Cocorico, en exclusivité pour The Red Bulletin.



Dans cette interview, vous découvrirez un pilote hors du commun face caméra dans notre vidéo exclusive. Maxime Musqua vous parlera aussi…

  • de conduite bien accompagnée…
  • … avec son meilleur pote Théo
  • de calage, de pilotage, de recalage
  • de Jurassic Park
  • d’un autostoppeur hors du commun
  • et de ses ambitions de pilote de rallye de 2CV

THE RED BULLETIN : Maxime quelles sont tes impressions, 24h après ton passage sur la ligne d’arrivée du Red Bull Cocorico ?

Theo Red Bull Cocorico

Théo Panizzi, le pote d’enfance de Maxime Musqua.


MAXIME MUSQUA : Le retour à Paris est compliqué, c’était tellement bien ! J’ai vécu un truc unique, avec mon meilleur ami en plus. C’était parfait. Je conduis très peu, en fait. J’ai passé mon permis à Nice il y a huit ans, et suis parti m’installer à Paris juste après. À Paris, c’est métro et tout, donc je ne conduis pas.

Du coup, dur de se lancer au volant d’une deudeuche ?

Je crois que j’ai eu le record de calages… (Rires.) J’ai dû caler 300 fois, dès qu’il s’agissait de passer la première ! Du coup, tous les trois calages, je filais le volant à Théo. C’est mon pote d’enfance, on se connaît depuis qu’on a 10 ans. On a fait les 400 coups ensemble.

Red Bull Cocorico Road Book

Le détail des étapes du Red Bull Cocorico 2016, de Briançon à Mandelieu-La-Napoule.

Tu as dû t’habituer à conduire alors ?!

J’ai repassé mon permis en quelque sorte, mais au bout de quelques bornes, disons quelques heures, j’ai trouvé des sensations, et c’était génial.

On parle de vrai pilotage là.

Plein de fois j’avais l’impression d’être à 160 km, mais en fait j’étais à 50, mais comme ça faisait beaucoup de bruit et tout, et qu’on buvait du Red Bull toutes les 5 minutes, on avait vraiment l’impression d’être sur un circuit de Formule 1 ! Il y a plein d’endroits où la piste n’était plus du bitume, on a eu de la forêt, de la montagne, de la neige, de la pluie, des endroits où une demi-voiture ne pouvait presque pas passer, alors qu’on était en double sens, des virages un peu fou fou et tout. Des descentes avec de la boue, des montées où toutes les voitures étaient bloquées à cause d’une bagnole en panne. Tout le monde devait pousser les copains. C’était sport !

Vidéo Snapchat réalisée par Maxime Musqua.

Le moment « on s’est fait peur », c’était quand ?

Le samedi, avant d’arriver au bivouac… On s’est pris une sacrée pluie, et on ne voyait plus rien, pas à 10 mètres, le pare-brise était plein de buée, il y avait du brouillard, c’était la fin de journée. L’adrénaline était à son top à ce moment-là. Je peux aussi te parler de mon premier calage, sur la ligne de départ, là où tout le monde te regarde… « Trois, deux, un… départ ! », mais calage en fait. Là j’ai eu les aisselles un peu mouillée. Mais c’était bon esprit. Tant que beaucoup rigolent, c’est pas grave.

Red Bull Cocorico Vauban

Que cache la Place-Forte de Mont-Dauphin dans les Hautes-Alpes ? Maxime Musqua sur le point de le découvrir en passant la Porte Briançon dans sa 2CV The Red Bulletin.

La solidarité prime sur le Red Bull Cocorico ?

Je n’ai pas trop senti l’esprit compétition, mais l’esprit solidarité était très présent, oui. Dès que quelqu’un était en panne, d’autres s’arrêtaient pour l’aider. On est tombés en panne et des gars on essayé de nous changer la bobine, alors qu’on ne captait rien du tout en mécanique. Finalement, c’était plus grave que ça et l’assistance de la course est venue à notre rescousse. 

Des surprises ?

Je ne pensais pas trouver autant de paysages et ambiances différents. Je suis revenu tout bronzé alors que j’ai passé trois heures en décapotable sous la neige au col de je sais plus quoi, après j’ai eu la pluie. À un moment, j’ai cru qu’on était dans Jurassic Park, avec de la forêt à gauche, de la forêt à droite, de la boue au milieu, pas de voitures, j’entendais des bruits bizarres… Les sensations et le plaisir on dépassé toutes nos attentes.

Maxime Musqua Red Bull Cocorico

« À un moment, j’ai cru qu’on était dans Jurassic Park, avec de la forêt à gauche, de la forêt à droite, de la boue au milieu, pas de voitures, j’entendais des bruits bizarres… »

Le moment loufoque et débile ce rallye ?

Sur la première épreuve, on devait passer dans un tracé fait de pneus, et j’ai un pneu qui s’est enroulé dans ma roue ! Aussi le moment où on est en montée, et que Théo se rend compte qu’en accélérant dans une montée toute nulle, la voiture n’y arrive pas. On a pris un auto-stoppeur, un auto-stoppeur pianiste.

Maxime Musqua Red Bull Cocorico

« En fait, j’aimerais bien devenir pilote professionnel de 2CV. »

Il va faire du piano chez des gens qui ont des pianos en échange d’un hébergement, et pour se déplacer entre chaque endroit, il fait du stop. Il a même fait Lisbonne-Russie comme ça. Il s’appelle Raphael. Il a une adresse email et il se déplace de maison en maison. J’ai file son adresse email sur mon Snapchat, j’espère qu’il pourra aller jouer chez plein de gens grâce à cela.

Maxime Musqua remet ça l’an prochain ?

Carrément, mais avec plein de potes cette fois. Avec au moins une voiture qui ne tombe pas en panne dans l’équipe. (Rires.)

D’ici au prochain Red Bull Cocorico, quels vont être tes projets ?

Je reprends les vidéos, tranquillement. Du YouTube, de la télé, et peut-être du cinéma. Plusieurs routes s’ouvrent à moi, on verra ce qu’il adviendra.

Des projets liés à la bagnole, du coup ?

En fait, j’aimerais bien devenir pilote professionnel de 2CV. Piloter m’a vraiment plu. Je suis en scooter d’habitude, donc je n’ai pas l’habitude de tout ça. Mais j’ai vraiment pris mon pied. J’aimerais bien me tester sur circuit. Avec personne devant et personne derrière, je pense que je peux faire de bonnes bêtises!

Cliquer pour lire la suite
06 2016 The Red Bulletin

Article suivant