Pilot Fighter

Aux commandes d’un SIAI-MARCHETTI SF-260

Vous êtes en manque d’adrénaline et rêvez de quitter la terre ferme ? Il existe un moyen sûr de faire vibrer le fan de Top Gun qui sommeille en vous : une école de combats aériens ­simulés. Si les balles sont factices, la chasse elle, est bien réelle…

« Imaginez-vous aux commandes d’un véritable avion de chasse, sillonnant le ciel à l’affût d’avions ennemis, lance en préambule l’ex-pilote de la US Navy Thomas H. “Spartan” Smith. Vous en repérez un à trois heures, vous ­ralentissez et virez sec. Les hostilités sont ouvertes. Yoyos, tonneaux, accélération, prise de décision rapide, l’adversaire est déjoué, vous l’avez dans le viseur. Vous ­appuyez sur la détente. La cible part en fumée. Retour en position de vol initiale. » 

Smith sait de quoi il parle. Il a passé vingt ans sur un porte-avion comme pilote sur des chasseurs tactiques. Mais il s’agit ici, nullement de ses souvenirs. Le pilote en chef de Air Combat USA, école de duel ­aérien à Orange County, nom de code « Spartan » briefe des pilotes débutants avec zéro heure de vol à leur actif. « Nous accueillons tous ceux que l’expérience du combat aérien tente », explique Smith.

Pilot Fighter

Façon Top Gun : à vous l’expérience du combat aérien.

Et si lui et ses instructeurs, tous ex-pilotes chevronnés de l’armée de l’air, ne vous laissent pas prendre le manche d’un F-14 Tomcat rendu célèbre dans Top Gun, vous ne perdrez rien au change avec le SIAI Marchetti SF-260, un avion-école italien utilisé pour la formation des pilotes de chasse partout dans le monde et en service actif du ­Nicaragua à la Libye. Ce biplace procure des sensations physiques identiques à celles vécues lors de duels aériens réels. 

Les pilotes pros suivent une préparation mentale et physique stricte de plusieurs mois avant de mettre les pieds dans un avion. Ici, le débutant se contente d’une ­petite heure de formation. « Il prend ensuite place dans le cockpit du Marchetti, puis c’est le décollage et le transfert des manettes, dit Smith. Le stagiaire pilote l’avion 90 pour cent du temps de vol sous le contrôle de l’instructeur. »

Une fois en l’air, la mission est conçue selon l’expérience, les aptitudes et l’agressivité de ­chacun. Le pilote et l’instructeur travaillent en équipe pour duper, esquiver et abattre l’adversaire. 

« Le réalisme des combats dépend de ­chacun. Certains gèrent mieux le défi que d’autres. »
Thomas H. “Spartan” Smith

© Air Combat USA // YouTube

Les combats peuvent durer jusqu’à une heure et les accélérations atteindre six g. « Le réalisme des combats dépend de ­chacun, selon Smith. Certains gèrent mieux le défi que d’autres. Le système breveté de suivi électronique de Air Combat USA ­enregistre les frappes qui font mouche en déclenchant un son et une traînée de ­fumée dans l’avion ennemi. »

Dans le cockpit, trois caméras filment la mission dont une fixée sur le viseur pour enregistrer les images et le son des cibles touchées. « C’est une chasse sans merci. Voltes, tonneaux, tout est bon pour abattre l’ennemi, précise après coup Mike Rogers, apprenti pilote. C’est aussi palpitant qu’épuisant. » Et assez éreintant pour vous assommer. « J’ai atteint 5,5 g lors d’une manœuvre verticale. J’ai failli perdre connaissance. » 

Conseil de pro

« Un virage sec envoie le sang dans vos pieds. Contractez les muscles pour activer la circulation.  » Randall Brooks, membre d’Aviation Performance-Solutions 

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04 2016 The Red Bulletin

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