Zapcat

Trip en zapcat

Photos : Gary Bray/Unicom

Oubliez les speed-boat et respirez un bon coup, ça va secouer en mer du Nord !

Éteignez votre cigarette. Pour savoir ce que cela fait de voler au-dessus de l’océan, avec rien d’autre que la force brute des vagues pour vous ralentir, ou d’être éjecté d’un bateau, essayez le zapcat. De plus en plus populaire auprès des fous d’adrénaline, ce petit catamaran dopé par un moteur de 60 chevaux est fait pour une chose : aller vite. Très vite.

Pas de siège, pas de volant ni de console de pilotage, pas de harnais, juste un semi-rigide formé de deux boudins, et un moteur de 660 chevaux. Le pilote dirige le canot grâce à une barre franche, et avec son copilote, utilise son poids pour maintenir l’embarcation en équilibre. Facile ? Beaucoup moins quand la nature se réveille et que le clapot gonfle. Les deux équipiers peuvent surfer des vagues d’1,80 m, et même faire des bonds de kangourou. Et comme le zapcatting se pratique en mer du Nord, on trouve vite la motivation pour ne pas tomber à l’eau. 

zapcat

Le zapcatting, un Grand Prix sur la mer du Nord ?


« On peut facilement comparer les sensations à celles des montagnes russes, raconte Guy McKenzie, pilote de zapcat et cofondateur de  Blown Away, la base d’aventure de St Andrews. C’est très fort en adrénaline, on  atteint des vitesses supérieures à 100 km/h. C’est très rapide sur l’eau, et on peut garder cette vitesse dans des virages à 90 ° ou 180 °. C’est ce qu’il y a de meilleur. »

Dans ces arrondis, les deux navigants peuvent avoir à encaisser une pression proche de 3G, pas tellement loin des standards pour un pilote de Formule 1. Les débutants n’ont pas besoin d’un trop grand temps d’acclimatation. « Nous ajoutons un copilote pour rendre ça plus excitant. À lui de faire ce qu’il faut pour conserver l’assiette, et d’aider à la manœuvre en déplaçant son poids. Seul sur un zapcat, un pilote passerait son temps en wheeling. Un équipier à l’avant permet de garder la coque dans l’eau. » 

Sur un canot aussi léger que survitaminé, il n’est pas rare de chavirer. Allez donc faire une recherche sur YouTube et tapez « Bad day at the zapcat office »… On a du mal à le croire, mais il paraît que les accidents sont rares. « Notre assureur a bien vérifié avant de s’engager à nous couvrir, jure McKenzie, rigolard. Tous nos pilotes courent dans un championnat très technique, et même si on cherche à offrir des sensations fortes, on n’a pas très envie de tuer nos clients. C’est chaud, c’est sûr, mais c’est une expérience fabuleuse. »

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Offrez-vous des frissons à très haute vitesse. 

MODE NINJA

« VOUS DEVEZ ÊTRE EN FORME, TONNE Mc KENZIE. VOUS UTILISEREZ VOS JAMBES, ET LES MUSCLES DE VOS BRAS. ET IL VOUS FAUDRA ÊTRE AGILE, DU GENRE NINJA POUR LE MANŒUVRER. ACCROCHEZ-VOUS, ET TENEZ VOUS PLAQUÉ POUR ALLER PLUS VITE. »

C’est aussi ça, l’Écosse

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10 2015 The Red Bulletin

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