Le blog de Seb Loeb #12

13 janvier

Photo d’ouverture : Red Bull Content Pool

Stéphane Peterhansel (ci-dessus à gauche) et Sébastien Loeb au coude à coude. Avec une étape incluant beaucoup de hors piste et deux crevaisons lentes, Seb Loeb gagne 18 secondes sur les 5 minutes 50 de retard face à son coéquipier… Il nous explique.

Vendredi 13 janvier,
Rio Cuarto (Argentine)

Bon, je crois que ça y est : c’est joué. Aujourd’hui était une étape qui s’annonçait décisive. Avec 5 min 50 sec de retard, il me fallait impérativement mettre le paquet pour revenir sur Stéphane. Ça paraissait jouable. La première partie de spéciale nous proposait du hors piste pendant une cinquantaine de kilomètres, ce qui était plutôt favorable à Stéphane. Nous avons néanmoins attaqué fort dans la première spéciale. Ça s’est bien passé. Et même si nous avons eu deux crevaisons lentes à l’arrière, ce n’était pas vraiment un problème : on a pu compenser avec le télégonflage. D’ailleurs, nous avons remonté la moitié de notre écart sur Stéphane. 

Le blog de Seb Loeb #12

© Marcelo Maragni

La deuxième partie était vraiment pour nous avec des pistes assez typées WRC. Ça se présentait pas mal. C’était hyper serré mais jouable. Malheureusement, nous avons crevé la roue arrière gauche dès le premier virage de la deuxième partie de spéciale. Je ne sais pas ce qui s’est passé. Pas de chance ! On s’est arrêté pour changer la roue et à partir de là, c’était difficile de revenir. C’est forcément frustrant sur le moment. Nous abordions une spéciale dont on savait que le terrain était plutôt bien pour nous. On part, on fait un virage et c’est fini ! Ensuite, j’ai continué à attaquer en me disant que, eux aussi, pouvaient crever. Je suis remonté un peu et puis, sur la fin, il y avait des grandes allonges dans les champs et la poussière. Je ne voyais plus rien… 

J’avais peur de m’en mettre pour rien, du coup, j’ai fini tranquille et, au final, on ne reprend que 18 secondes, sur les 5 min 50 sec de retard que nous avions. Autant dire que c’est dérisoire. Surtout si l’on considère que la spéciale de demain est très courte, je crois qu’elle fait une soixantaine de kilomètres. C’est injouable à la régulière face à un pilote comme Stéphane. Forcément, je suis un peu déçu.  Il faudrait vraiment qu’ils aient un gros problème pour que ça le fasse… On verra bien. Forcément, la panne moteur que j’ai eu dans l’étape 4 pèse lourd dans ce bilan mais c’est le Dakar. C’est comme ça ! 

Cliquer pour lire la suite
01 2017 The Red Bulletin

Article suivant