Le blog de Seb Loeb #13

14 janvier

Photo d’ouverture : Marcelo Maragni

« En tout, nous avons pris du plaisir et nous avons tout donné ! », conclut l’équipée Loeb-Elena. Un deuxième Dakar qui se solde par une deuxième place avec 28:54:43 : la course a été belle malgré son lot de complications. Sébastien Loeb fait le bilan.

Samedi 14 janvier,
Buenos Aires (Argentine)

Ça y est, nous sommes arrivés. Il est clair que nous avons effectué une belle course. Même si elle se termine par une deuxième place, nous avons été en bagarre pour la première place tout le long alors même que ce Dakar était bien plus compliqué que celui de l’année dernière. Depuis le petit souci moteur qui nous a fait perdre 25 minutes en début du rallye, nous avons cravaché sans arrêt. C’était très excitant pour nous car on était à bloc tout le temps. Surtout hier et avant-hier. 

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Rio Quarto. Départ pour la dernière spéciale. Direction Buenos Aires  ! 

© Alain Pernot

C’était vraiment une belle course. Dommage qu’une crevaison ait mis un terme à cette bagarre, hier. C’est très frustrant. En tout, nous avons pris du plaisir et nous avons tout donné. Nous ne pouvons pas nous reprocher grand-chose. Nous terminons deuxième sur un Dakar quand même très compliqué, on fait un triplé Peugeot : c’est un résultat extraordinaire pour l’équipe !

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Le fameux pneu responsable de la crevaison qui a mis fin au duel entre Loeb et Peterhansel vendredi.

© Alain Pernot


J’ai l’impression que l’apprentissage sur un Dakar n’est jamais terminé. On en apprend tout le temps. C’est toujours piégeux et tout le monde peut se tromper. Je pense que l’on a fait de gros progrès niveau navigation depuis l’an dernier. J’ai le sentiment que nous nous sommes améliorés en hors-piste. Dans les notes, les annonces, le suivi du roadbook, on est beaucoup, beaucoup mieux que ce qu’on avait été l’année dernière. Il y a peut-être quelques petits réflexes d’ancien combattant que l’on n’a pas encore et qu’il faut trouver.

En tout cas, on commence à avoir bien plus d’expérience cette année. Pas autant que Peterhansel mais ça, ça n’arrivera jamais ! On a vu que l’on savait faire. On n’est pas sorti de la route cette année. On n’a fait que quelques petites erreurs de nav mais sur un rallye aussi compliqué sur ce point, on s’en est plutôt bien sortis. Il faudra remettre tout ça en application l’année prochaine même si je sais que, sur un Dakar, il faut réunir tous les paramètres et que ce n’est pas évident. Il faut de la réussite, de la chance, être bon et éviter tous les pièges. On va essayer de se préparer au mieux pour l’année prochaine pour passer à travers tout ça. 

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Le Team Peugeot au complet, leader de ce Dakar.

© Marcelo Maragni

C’est clair qu’au niveau de la vitesse, on était au-dessus puisque l’on gagne cinq spéciales sur les dix disputées. C’est la deuxième année que l’on termine meilleur performer du rallye. Quand on attaquait fort, on arrivait à faire des vrais écarts sur la piste. Parfois en hors-piste, ça reste encore un peu compliqué mais c’est sûr que nous avons le potentiel pour gagner. On fera mieux la prochaine fois. L’objectif, ça reste de gagner ce rallye. Il va falloir persévérer. En attendant, je profite de cet instant un peu spécial.

Au niveau de la navigation, les organisateurs avaient annoncé que ce serait plus corsé. Ça l’a été mais je pense que, dans certains cas, c’était un peu exagéré. Il y a eu de belles spéciales mais aussi quelques unes bien pourries. L’étape d’avant-hier était un peu abusée. On devait passer à travers des broussailles et des tranchées pendant 150 bornes. Il y a plus fun et plus intéressant. En dehors de ça, il y a eu de belles spéciales. On s’est fait plaisir.

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Juste avant le podium final à Buenos Aires : la petite famille est à nouveau réunie ! 

© Alain Pernot


Si je devais garder un moment fort de ce rallye, ce serait hier, quand on est remonté sur Stéphane. Nous avions 5 minutes 50 de retard au début de la spéciale. Au bout de 100 km, on lui a mis un coup de Sentinel et on lui est passé devant en lui reprenant trois minutes alors qu’il y avait encore 200 km à rouler dans la journée, on a commencé à reprendre espoir. Par rapport à toutes les galères que l’on avait traversées, on s’est dit que ça pouvait le faire. Ça reste un bon moment.

À Buenos Aires, j’ai retrouvé Séverine et Valentine. Ça fait du bien de revoir sa petite famille après presque trois semaines d’absence ! Dimanche, nous allons procéder à long débrief du rallye, à Palomar, l’usine Peugeot de Buenos Aires qui nous sert de base logistique. Nous rentrons lundi et je pourrai alors me reposer de ce périple.

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01 2017 The Red Bulletin

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