Le blog de Seb Loeb #5

6 janvier

Photo d’ouverture : Alain Pernot

Des pistes brouillées, un roadbook assez obscur… la navigation ressemble parfois à une course d’orientation. Les difficultés sont différentes de celles de l’édition 2016. Sébastien Loeb raconte la cinquième étape de ce Dakar.

Vendredi 6 janvier 2017,
Oruro (Bolivie)

Ce Dakar est décidément plus dur que celui de l’année dernière. Ça n’a rien à voir ! Il y a un côté course d’orientation, en plus. C’est un peu la chasse aux trésors et les trésors ce sont les waypoints ! Quand on en valide un, c’est du bonheur ! 

Aujourd’hui, par exemple, c’était super compliqué. Si on avait fait des spéciales comme ça l’an dernier, je pense que l’on y aurait laissé une heure à chaque fois. Clairement, on a compris plein de choses depuis le Silk Way et Daniel a vraiment bien bossé aujourd’hui. 

Sebastien Loeb par Flavien Duhamel

« C’est un peu la chasse aux trésors et les trésors ce sont les waypoints ! » Sébastien Loeb

© Flavien Duhamel

Le blog de Seb Loeb #5

Comment se rendre au briefing pilote Peugeot Sport ? en tongs ou en Crocs ? 

© Alain Pernot


Nous étions très bien sur les deux premiers tiers de la spéciale. Sur la fin, comme les autres, nous avons fini par nous perdre un peu et, du coup, nous avons perdu une partie de l’avance que nous avions construite. C’est frustrant : tu peux être à fond pendant 200 bornes et ensuite perdre 10 minutes à tourner pour trouver un point. Cela dit, quand tu arrives à l’arrivée et que tu constates que les autres ont tourné en rond aussi, c’est réconfortant. On passe par différents états mais, finalement, on s’en sort bien.

La difficulté de navigation, ce n’est pas uniquement une question de waypoints de contrôle. Parfois, le roadbook n’est pas simple. Il y a plein de pistes et si tu es sur une parallèle, tu ne retombes plus sur tes pieds. Parfois, tu dois suivre un hors piste sur des traces mais, entre-temps, il y a les traces des motos qui brouillent la donne. Au final, tu ne te retrouves pas là où tu es censé être. Il faut alors se recaler. C’est souvent des galères comme ça.

Le blog de Seb Loeb #5

© Flavien Duhamel

Le blog de Seb Loeb #5

Les mécanos en pleine intervention sur le bivouac malgré la pluie.

© Alain Pernot


Enfin, aujourd’hui, ça finit bien parce que l’on remporte la spéciale et on se retrouve à seulement une minute de Stéphane au général.

Demain, la spéciale est annulée. À notre arrivée à Oruro, il est tombé des trombes d’eau. Un truc de dingue !  Le bivouac est devenue une vraie pataugeoire. C’est simple, pour aller de mon camping-car au briefing sous la tente des ingénieurs, j’ai préféré y aller en tongs parce que je n’avais pas de bottes…  Du coup, je n’étais pas étonné lorsque Daniel m’a annoncé que la spéciale de demain était annulée. La bonne nouvelle, c’est que je vais pouvoir faire la grasse mat. Autre avantage : Daniel ne va pas avoir à bosser dans le camping-car. Je vais pouvoir m’endormir encore plus tôt !

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01 2017 The Red Bulletin

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