Sport

10 sports improbables  

Texte : Lea Wieser
Photo : pixabay.com

Boxe sur l’échiquier, rugby en apnée, fendage de (gueule de) bois, repassage de l’extrême : ces dix activités sont tellement barrées qu’elles méritent leurs olympiades.

D’après le dictionnaire, un sport est « une activité demandant un effort physique et des aptitudes particulières et à laquelle un individu ou une équipe participe pour le plaisir de bouger et de jouer les uns contre les autres ». On se demandait comment rendre les Jeux olympiques un peu plus intéressants, on s’est donc mis en quête des disciplines sportives les plus bizarres, les plus dingues et les plus grisantes qui existent. Voici nos dix préférées, pour lesquelles on aimerait bien des olympiades !

Le lancer de sapin de Noël

Toutes les années, c’est la même chose : Noël est terminé, mais que faire du sapin ? Les habitants de Weidenthal, un petit village du sud de l’Allemagne, ont trouvé la solution pour en faire bon usage : ils organisent un championnat du monde de lancer de sapins de Noël.

Le but du jeu ?
Obtenir le plus gros score à la fin des trois épreuves : lancer en hauteur, en longueur et façon lancer du marteau. Pour Frank Schwender, champion du monde incontesté et détenteur du record mondial (25 mètres,  inégalé depuis 2011), c’est certain, ce n’est qu’une question de technique. Il nous reste encore six mois pour s’entraîner…

L’esprit de Noël : le championnat du monde de lancer de sapins de Noël a lieu chaque année à Weidenthal, au sud de l’Allemagne. Un petit essai ?

Le chessboxing

Le chessboxing exige une plus grande condition mentale et physique que toute autre discipline. Ce sport hybride mélange échecs et boxe : coups de poings et coups d’échecs se succèdent sur onze rounds maximum jusqu’à ce qu’il y ait KO ou échec et mat.

Inventée en 1992 par le dessinateur français Enki Bilal dans son album Froid Équateur, cette discipline est depuis lors devenue un sport de combat à part entière. Le premier tournoi de chessboxing a été organisé en 2003 par l’artiste performer néerlandais Iepe Rubingh. Imaginé au départ comme une performance artistique, le chessboxing connait une popularité et une professionnalisation grandissantes, notamment en Allemagne et en Grande-Bretagne. Le champion du monde en titre est Sven Rooch, un sapeur-pompier allemand.

Chessboxing

Condition physique et mentale exigée ! 

© Instagram // @chessboxing_official

Le combat d’orteils

Ça, c’est le pied ! Vous avez peut-être déjà entendu parler de la bataille de pouces, mais dans cette discipline impitoyable, c’est avec le gros orteil qu’il faut affronter son adversaire. Ce sport ne date pas d’hier : en 1974, dans un pub du Derbyshire, en Grande-Bretagne, quatre buveurs bien imbibés se plaignaient de la fâcheuse habitude de l’Angleterre de ne jamais produire de champion du monde. La solution était toute trouvée : inventer un sport pour s’emparer du tout nouveau titre de champion du monde ! L’un des inventeurs de la discipline est même devenu le premier champion du monde de combat d’orteils, mais il a dû céder son titre à un Canadien l’année suivante. Depuis, le championnat du monde de combat d’orteils se déroule chaque année dans le Derbyshire. Parmi les meilleurs de la discipline, comptent actuellement Paul « Toeminator » Beech et Alan « Nasty » Nash, le champion du monde en titre. 

Sans commentaire… 

Le Calcio florentin

Vous trouvez que les joueurs de foot en font des caisses avec les fautes et vous ne seriez pas contre un peu plus d’âpreté dans le jeu ? Alors rabattez-vous sur le Calcio florentin ! Dans cette discipline, les joueurs d’une même équipe sont des frères de sang et leurs adversaires, des ennemis jurés. Remontant au XVIe siècle, ce jeu était à l’époque pratiqué par la haute noblesse italienne pour impressionner ces dames. Aujourd’hui, il est plutôt réservé à des gros bras en mal de bagarre. Et il n’a pas grand-chose à voir avec le football classique : deux équipes de 27 joueurs s’affrontent pendant 50 minutes. Le but du jeu : faire rentrer le ballon dans le but adverse par tous les moyens, mais vraiment tous les moyens. Lancer, tirer, plonger dans le but – ou même refaire le portrait de son adversaire, tous les coups sont permis, tant que le ballon finit dans la cage. De nombreux joueurs protègent même leurs mains avec des bandages avant le combat… euh… le match. 

Calcio Fiorentino

Fightclub : au football florentin, tous les coups sont permis.

© Facebook // Calcio Storico Fiorentino

La course de dromadaires

Qui eût cru qu’un dromadaire pouvait courir si vite ? Avec une vitesse maximale de 65 km/h et une vitesse moyenne de 40 km/h, ce bolide du désert n’est pas si lent que ça par rapport à un cheval (qui, en comparaison, peut courir à la vitesse maximale de 77 km/h). Le jockey doit donc se tenir assez fermement à sa bosse. Les courses de dromadaires sont surtout populaires au Moyen Orient, en Australie et en Mongolie.

Les dromadaires de course les plus rapides se négocient à des sommes ridiculement élevées pouvant atteindre un million de dollars. Parmi les plus gros événements au calendrier de la Camel Cup, comptent notamment l’Alice Springs Camel Cup ou la Boulia Camel Race, qui se déroulent toutes deux chaque année en Australie. Et avec une récompense de 50 000 dollars australiens à la clé, la « Sheikh Zayed International Camel Endurance Race » n’est pas en reste… Une carrière de jockey à dos de dromadaire, ça vous tente ?

Paresseux, le dromadaire ? Mon œil !

Le polo à dos d’éléphant

Nos amis les chevaux feraient bien se méfier : les éléphants aussi ont leur mot à dire dans le sport. Le polo sur éléphant, version légèrement moins dynamique du polo classique, consiste pour le jockey, monté à dos de pachyderme, à tenter de faire rentrer la balle dans le but adverse à l’aide d’une canne. La seule grosse différence, c’est le cornac qui dirige l’éléphant. Le jockey, lui, est là uniquement pour marquer des buts. Le polo sur éléphant se joue surtout au Sri Lanka, en Inde, en Thaïlande et au Népal, pays d’origine de ce sport, qui organise même un championnat du monde tous les ans. D’après la World Elephant Polo Association, la règle la plus importante du polo sur éléphant, c’est l’interdiction pour les éléphants de se coucher devant le but – mais à part ça : go, pachyderme, go !

Elephant Polo

Un sport des plus dynamiques. 

© The King’s Cup Elephant Polo Tournament Thailand

Le repassage extrême

Vous vous demandez qui peut bien ressentir le grand frisson en faisant du repassage ? Eh bien, plus de gens que vous ne le pensez ! Les pros du repassage extrême s’adonnent à cette activité dans les lieux les plus insolites et dans les conditions les plus difficiles (par exemple en faisant du ski, sur un dangereux éperon rocheux, sous l’eau ou encore en parachute). D’après l’Extreme Ironing Bureau, le repassage extrême est « le tout nouveau sport à haut risque qui allie les frissons d’une activité de plein air à la satisfaction d’une chemise parfaitement repassée » (sic) ! Cette discipline a été créée en 1997 à Leicester, en Grande-Bretagne, lorsque Phillip Shaw, ouvrier dans une usine d’articles en laine et alpiniste, a décidé d’associer son travail à sa passion. Ces dernières années, l’EI (pour Extreme Ironing) a rencontré un succès grandissant : le premier et unique championnat du monde de repassage extrême s’est déroulé en 2002 à Munich. Allez, tous à vos planches ! Le prochain champion du monde de repassage extrême, c’est peut-être vous !

À qui la chemise sans faux pli ?    

Le bûcheronnage sportif

Sous nos latitudes, l’abattage d’arbres est plus considéré comme une corvée que comme un hobby sympa… Mais c’est sans compter avec la série Stihl Timbersports qui a fait du bûcheronnage une discipline sportive professionnelle reconnue. Les athlètes s’affrontent dans six disciplines différentes afin de se mesurer les uns aux autres à coups de hache et de scie. Ce championnat se déroule dans le monde entier depuis sa création en 1985 et les records n’attendent que d’être battus. Peut-être réussirez-vous à surpasser le champion du monde en titre Jason Wynard, qui a réussi à abattre un pin en seulement 12,11 secondes ! Ça envoie du bois !  

La série Stihl Timbersports, catégorie reine du bûcheronnage sportif. 

Le rugby subaquatique

Il paraît que le rugby subaquatique est la nouvelle génération des sports dans l’eau. Pourquoi ? Eh bien, la seule discipline qui nous vient à l’esprit quand on pense à un sport qui se pratique dans l’eau, c’est le water-polo, et désolés, mais le water-polo, c’est franchement trop has-been… Les règles du rugby subaquatique sont assez simples : deux équipes, 24 joueurs, palmes, lunettes de plongée, tuba, un ballon – et bien sûr – une piscine. Laissez tomber les jeux virtuels sur PC, on a trouvé l’expérience 3D ultime des jeux en équipe ! 

 

 

UR

L’expérience 3D ultime. 

© UWR Austria

Le Quidditch moldu

En regardant Harry Potter, vous ne vous êtes jamais senti un peu frustré que le quidditch n’existe pas en version moldu ? Enfin, l’équité est rétablie. Le quidditch a été lancé en tant qu’activité de loisirs il y a environ dix ans dans une université américaine – et aujourd’hui, l’International Quidditch Association organise des tournois dans le monde entier. Dans la version moldu, les joueurs courent avec un balai entre les jambes. Le balai fait donc plus office de handicap (on joue avec une seule main) que de moyen de locomotion pratique. Le but ultime poursuivi par les 21 joueurs maximum est d’engranger le plus de points possible avant que l’un des attrapeurs ne s’empare du vif d’or (une balle de tennis glissée dans une chaussette et fixée à la taille d’une personne neutre vêtue d’un short doré). Fan d’Harry Potter ou pas, on aimerait quand même bien savoir comment des sportifs professionnels se débrouilleraient pour attraper une balle dans une chaussette avec un balai entre les jambes.

Les règles du quidditch moldu expliquées en deux minutes.

TOUS LES SUJETS ACTUELS EN UN CLIN D’ŒIL 

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05 2015 Redbulletin.com

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