Kenton Cool

Kenton Cool : « Le but procure la motivation »

Texte : Florian Obkircher
Photo : Martin Hartley

Malgré des blessures chroniques, l’alpiniste anglais gravit 11 fois l’Everest dont une fois comme guide de Sir Ranulph Fiennes.

THE RED BULLETIN : À 22 ans, vous vous brisez les talons en escalade. Vous êtes-vous dit « l’escalade c’est fini » ?

KENTON COOL : Non. On m’a dit que je ne pourrai plus -marcher sans une canne ni escalader mais je n’ai pas lâché. Je suis retourné au mur d’escalade en fauteuil roulant et me suis hissé lentement jusqu’au sommet. La douleur est constante et chronique. Mais comme dit mon épouse, j’ai maintenant une maîtresse que je retrouve une fois par an, l’Everest. 

mount everest

Kenton Cool, 42 ans, amoureux d’une montagne nommée Everest.

© freeimages.com

Comment transcendez-vous la douleur ?

Quand on a une passion, on fait tout pour la vivre. Dépasser la douleur n’est pas une faculté physique. On y parvient en trouvant un but qui procure la motivation nécessaire.

Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Toujours. Se tenir au sommet de l’Everest, c’est être sur le toit du monde. On se sent tout petit et grand à la fois. C’est incroyable.

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01 2016 The Red Bulletin

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