Lindsey Vonn

Carrière au sommet

Photo : Erich Spiess

L’Américaine revient sur son record établi à l’occasion d’une descente en Super-G, sa discipline favorite. Lindsey Vonn comptabilise désormais 63 succès en Coupe du monde, devant l’Autrichienne Annemarie Moser-Pröll. 

20 janvier

Salut !

Je me remets à peine de ce qu’il s’est passé sur la piste de l’Olympia delle Tofane, à Cortina d’Ampezzo, en Italie. Ce fut tout simplement incroyable. Je suis maintenant l’unique détentrice du record du nombre de victoires en Coupe du monde FIS, avec un total de 63. Ça me paraît irréel. C’est plus que tout ce que j’avais osé rêver. Enfant déjà, l’idée d’un « record » me fascinait. Me voilà aujourd’hui femme et athlète, et couronnée de succès. Ce record prend pour moi une signification toute particulière. Car les records sont ce qu’il reste lorsque vous mettez fin à votre carrière.

La cerise sur le gâteau, ce fut d’avoir mes proches autour de moi, et Tiger aussi, pour célébrer dignement cet événement. Imaginez : ma mère ne m’avait encore jamais accompagnée à l’occasion d’une Coupe du Monde en Europe, mon père n’est pas venu souvent si loin. À l’arrivée de Tiger, j’ai explosé de joie. Il m’a confié que mes exploits l’inspiraient et l’incitaient à se surpasser, lui aussi, dans son sport. 

Le dimanche du départ, j’ai eu un pressentiment. Il me semblait que le jour pour lequel je m’étais si durement entraînée était enfin arrivé. D’une certaine manière, je sentais que ma carrière allais atteindre un sommet… nouveau. Il était temps d’ailleurs ;) Je me suis alignée avec Annemarie Moser-Pröll. Ce que j’ai ressenti alors est indescriptible. Même aujourd’hui, avec le recul, à St. Moritz, j’évite encore d’y penser. Ce sentiment très étrange m’assurait que j’allais remporter une victoire, et un record tout à la fois. 

Je suis avant tout soulagée et heureuse, tout simplement, d’en avoir fini avec ces remises en question permanente. Après l’annulation à Bad Kleinkirchheim, ma frustration était palpable. Le rythme me faisait défaut, et les questions, les angoisses, les doutes ne cessaient de m’assaillir après le record. La pression était devenue insupportable, je suis donc ravie que cette question du record à battre soit enfin réglée. Ne vous méprenez pas, je n’entends pas en rester là. Soixante-trois victoires, c’est bien. Mais je veux plus. Je repousserai mes limites, et j’inscrirai un chiffre plus grand encore à mon palmarès. Car ce qui me motive, ce sont les objectifs à atteindre. Bientôt, la Coupe du Monde aura lieu chez moi, à Vail. Et je compte bien être présente. Les prochains Jeux Olympiques se dérouleront, eux, dans trois ans.

Avant de vous quitter, j’aimerais ajouter ceci. J’ai tiré une leçon importante des événements de ces dernières semaines : il ne faut JAMAIS baisser les bras. Aux États-Unis, on dit «hard work pays off», c’est-à-dire « travailler dur porte ses fruits ». Peu importe la « taille » des progrès, tant qu’on parle de progrès ! N’arrêtez jamais, accrochez-vous, continuez ! À un moment donné, vous regarderez en arrière et remarquerez que chacun de vos pas vous a mené un peu plus près de votre but. 

À bientôt !

Lindsey Vonn

Lindsey Vonn à Cortina d’Ampezzo (Italie).

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01 2015 RedBulletin.com

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