Tom Holkenborg alias Junkie XL: Film composer

Junkie XL : il compose les BOF du box-office

Texte : Andreas Tzortzis
Photo : DIRK KIKSTRA

Junkie XL alias Tom Holkenborg a produit un tube pop mondial puis changé de cap pour repartir à zéro et démarrer une nouvelle carrière.

Les chances sont grandes que vous ayez, à un moment donné, dansé sur son remix d’Elvis Presley A Little Less Conversation, ou vu sa vidéo. Ce grand tube du Hollandais est le dernier morceau de dance qu’Holkenbord, alias Junkie XL, a produit (ça remonte à 2002) avant de réussir à faire son chemin comme compositeur de musique de films. Guidé par son penchant autodestructeur et par son besoin insatiable de toujours se remettre en question, Holkenborg s’est hissé au sommet.

On compte parmi ses compositions pour le cinéma :

  • Mad Max: Fury Road 
  • Deadpool
  • Black Mass
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THE RED BULLETIN : Votre tube en 2002 a couronné une carrière de production musicale riche en succès, puis vous avez décidé de partir à Los Angeles en 2003. Recommencer à zéro a-t-il été difficile ? 

JUNKIE XL : Non. J’ai une tendance autodestructrice, mais en général c’est plutôt bénéfique. Même dans mes phases de création artistique, je peux faire dix chansons et les gens me disent : « Tu y es presque ! », mais moi je ne suis pas satisfait donc je jette tout pour tout recommencer. C’est une bonne sensation. Ça ne peut qu’être mieux.

© youtube // ElvisPresleyVEVO

Beaucoup vivent dans la crainte de tomber plus bas.

Ce n’est pourtant pas grave ! On n’en meurt pas. J’ai ce désir de toujours rechercher ce qui est nouveau. Non pas parce que je ne suis pas satisfait de ce que j’ai, mais parce que je commence à ne plus trouver l’inspiration de l’extérieur pour continuer à être créatif. D’où le changement radical de passer d’artiste à compositeur de musique de films : je ne peux pas dire combien ces deux choses sont différentes.

Avez-vous pu vous fier à vos intuitions dans cette nouvelle étape ? Était-ce différent ?

Eh bien, je n’en ai pas eu. Je veux dire, oui, je pouvais faire de la musique, et j’avais une identité et je savais qui j’étais en tant qu’artiste, mais je devais m’accomplir avec un tout autre support, une culture différente. Puis en 2008, j’ai de nouveau touché le fond. J’ai dû céder à un fiduciaire la maison que j’avais achetée et on m’a confisqué mon studio. Je suis rentré en Hollande. Je voulais y rester et abandonner tout ça. Finalement, je suis revenu à Los Angeles et c’est là que tout a enfin commencé à rentrer dans l’ordre. 

© youtube // junkiexlofficial

À quoi devez-vous ce revirement de situation ?

Je pense que c’est un peu lié à la personne que je suis. Si je persévère dans une voie pour atteindre ce que je souhaite le plus ardemment, les choses ne se réalisent tout simplement pas. Alors que si je prends de la distance par rapport à mes envies, elles se réalisent d’elles-mêmes… 

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02 2017 The Red Bulletin

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