Klingande Lille Boom Bus

Dans le jardin de Klingande

Texte : Hans Hammer
Photos : Agence.wtf

Sa house mélodique séduit des foules toujours grandissantes. À 25 ans, le DJ et compositeur Klingande a mis son tour du monde des festivals et clubs de renom sur pause. Pour un soir. Le temps de rejoindre le Red Bull Boom Bus à Lille, sur ses terres, et y donner un show en comité très réduit. 24 heures après ce rendez-vous hors du commun aux Jardins des Géants, il livre ses impressions.

THE RED BULLETIN : Au lendemain de ce live devant un chanceux public lillois, quelles sont tes sensations ?

KLINGANDE : Je suis heureux, on a vraiment réussi à faire quelque chose de cool ! On est parti de l’idée originale du Red Bull Boom Bus : on se pose quelque part, on annonce le lieu en last minute et on s’amuse. Ça a un peu évolué mais l’état d’esprit était là.

Tu jouais depuis l’intérieur du Red Bull Boom Bus ?

Non malheureusement pas dans le Red Bull Boom Bus. On a un peu dérivé de l’idée originale du bus pour finalement monter une petite scène à côté du bus, avoir de la place pour mes deux musiciens, et proposer aux spectateurs un vrai concert. J’étais en live avec Arnold (saxo) et Renato (violon).

Qui a eu l’idée de ce show ?

Je pense que ce sont les équipes de Red Bull qui nous ont contactés en premier. En tous cas on s’est vus, on a réfléchi à comment travailler ensemble sur la région et le Boom Bus a très vite été mentionné.

Que retiendras-tu de cette expérience ?

Je vais retenir les visages et l’énergie des gens qui sont venus, et qui sont restés malgré la pluie. Je vais retenir aussi la frustration de ceux qui n’ont pas pu rentrer, et proposer très vite quelque chose de plus grand à Lille en 2017 pour tous ces fans déçus.

Klingande Lille


Tu reviens des USA, tu fais des dates partout devant des foules gigantesques… Ça fait quoi de jouer chez soi devant un comité hyper restreint ?

J’adore (sourire). Ça fait du bien de pouvoir être au contact des fans de la première heure, de jouer devant mes amis, ma famille. Il n’y avait pas de pression, on s’est retrouvés et on s’est donné de l’énergie. 

Lille, c’est chez toi ?

Lille c’est chez moi, bien sûr. Ma maison est à Lille et j’y repasse tout le temps, mais généralement en coup de vent !

Dans combien de pays as-tu joué jusqu’à présent en 2016 ?

En 2016 je dirais une vingtaine de pays.

Quelle date t’a le plus impressionné récemment ?

C’est toujours une question difficile, récemment ça a été Lollapalooza à Berlin, début septembre. On a joué le dernier show avec le live band (qui inclut la batterie, et le VJ en plus, ndlr) sur une énorme stage, et on est tous sortis de là avec la chair de poule tellement l’énergie était forte! Ce que j’aime, c’est quand on échange avec le public, qu’on sent l’énergie aller et venir et que tout le monde sur scène donne son maximum pour la partager. Et à Berlin, on a eu un exemple complet de ça.

« Je vais retenir les visages et l’énergie des gens qui sont venus, et qui sont restés malgré la pluie. »
Klingande et son public

Est-ce qu’enchaîner autant de dates partout peut devenir lassant, ou est-ce toujours une découverte ?

Ça ne devient jamais lassant, parfois très fatiguant, voire au bord de la limite parce qu’on voyage beaucoup et que c’est éprouvant. Mais c’est toujours une découverte, chaque public est unique et je viens raconter une nouvelle histoire à chaque set.

Ton secret en tournée, pour rester au top, ne pas louper l’avion, ne pas trop subir les lendemains d’after ?

Je subis beaucoup les lendemains d’after (rires) ! Sinon il n’y a pas de secret, on dort quand on peut et on essaye d’avoir une alimentation saine. Ça joue beaucoup !

« J’aime quand on échange avec le public, qu’on sent l’énergie aller et venir et que tout le monde sur scène donne son maximum pour partager cette énergie. »

Plus sérieusement, quel serait ton conseil à tous ceux et celles qui composent de la musique chez eux ?

Persévérer, partager, faire connaître sa musique. Parce qu’on ne sait jamais ce qu’il peut se passer. Le message est : « Persévérez, parce qu’on fait d’abord la musique pour soi. » Faites-la connaître parce qu’elle touchera peut être les gens autour de vous, et si il y a en plus la petite étincelle alors vous pourrez parcourir la planète pour la partager. Mais il n’y a pas de remède miracle, pas de secret, juste beaucoup de cœur dans la musique.

Comment as-tu fait, en trois ans, pour t’imposer ainsi ?

On a beaucoup travaillé avec mon management pour proposer des shows de qualité. Je suis toujours focus sur ce que je vais jouer, les morceaux que je vais choisir pour mon set, et si je sens une baisse d’énergie un soir, je vais tout remettre en question pour le lendemain. On essaye aussi d’aller partout, de se rendre disponible pour les fans, et de proposer de la bonne musique, de la musique qu’on aime. On fait tout ça et si ça plaît c’est le principal !

« Le saxo est un lead énorme dans ma musique, c’est chaleureux, c’est dynamique. »

Le journal la Voix du Nord a titré à ton propos « Le Nordiste qui fait danser la planète »… Justement, comment fait-on danser toute la planète, des publics différents à chaque date, qui n’ont pas forcément les mêmes goûts ?

Il y a ceux qui vont découvrir et aimer, ceux qui attendent exactement ce que tu vas jouer, ceux qui ne vont pas aimer parce que dans telle ville, telle scène, il faudra jouer plus tech, ou plus house… Il n’y a pas de règle et parfois c’est frustrant ! Certains publics vont adorer mais rester très statiques, d’autres se déchaînent quoi qu’il arrive parce qu’ils sont là pour ça, mais pas forcément pour mon set. On ne sait jamais, comme je disais, je donne mon maximum, et c’est ce que les gens apprécient je pense.

Klingande aux platines

« Il n’y a pas de remède miracle, pas de secret, juste beaucoup de cœur dans la musique. » Klingande

Ton son, en trois mots ?
Mélodique, house, chill.

Quel est l’apport du saxo dans ta musique ?

Le saxo est un lead énorme dans ma musique, c’est chaleureux, c’est dynamique, j’adore cet instrument parce qu’il a un côté vintage et tellement moderne à la fois.

Une dernière : quel est ton secret pour faire danser les filles ?

(Rires.) Je n’ai pas ce secret-là, mais j’essaye de faire de belles chansons. 

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10 2016 The Red Bulletin

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