Matt Damon in "The Martian"

Mars en solo

Photo : Twentieth Century Fox Film

Dans Seul sur Mars, Matt Damon est un spationaute échoué. L’auteur US Andy Weir évoque son livre devenu blockbuster.

THE RED BULLETIN : Incroyable destin pour Seul sur Mars, d’un e-book autoédité au titre de best-seller décerné par le New York Times, jusqu’au film, en seulement quatre ans…

ANDY WEIR :
C’est irréel. Dur à décrire, comme si j’observais la vie de quelqu’un d’autre !

Il raconte un astronaute, Mark Watney (Matt Damon) oublié sur Mars, et obligé de survivre grâce à la science. Comment vous est venue cette idée ?

Je suis un maboule de l’espace. C’était juste une spéculation : comment assurer une mission sur Mars avec la technologie que nous avons aujourd’hui ? Comment l’équipage agirait si ça tournait mal ? J’ai donc créé un protagoniste malheureux auquel j’ai collé tous ces problèmes de plus en plus désespérants. Il était très important pour moi que tout cela soit crédible scientifiquement, car je suis très pointilleux sur les aspects scientifiques des événements.

Quelle fut votre réaction en apprenant que le réalisateur Ridley Scott voulait faire un film de votre histoire ?

Soudain, un certain nombre de mes rêves devenaient concrets. Il a réalisé des films de science-fiction iconiques, et j’adore sa réalisation. Il aime les paysages gigantesques, énormes, les formats parfaits pour Mars. 

Comment avez-vous vécu le succès de Seul sur Mars ?

J’ai toujours voulu être un écrivain à plein-temps, mais je n’osais pas en prendre le risque financier. J’étais programmeur informatique, j’ai écrit ce livre sur mon temps libre. Il me permet désormais de vivre de l’écriture. J’ai quitté mon job, et je travaille sur mon prochain opus. C’est le pied. 



Réalisé par Ridley Scott. Seul sur Mars le 21 octobre au cinéma

L’art d’anticiper

3 classiques futuristes de Ridley Scott, un pro du genre.

Alien (1979)
Sigourney Weaver se frotte à un extraterrestre gras à la dentition spectaculaire. Une héroïne de l’espace est née. Un chef-d’œuvre associant science-fiction et horreur.

Blade Runner (1982)
Le détective Harrison Ford se frotte à l’androïde « répliquant » Rutger Hauer dans une stupéfiante œuvre au noir futuriste créée par le père de la SF, Philip K. Dick.

Prometheus (2012)
Noomi Rapace se frotte à nos créateurs dans une préquelle (pour certains) d’Alien qui marque le retour de Scott à la SF. Une suite serait en préparation.

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10 2015 The Red Bulletin

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