Être plus heureux…

Texte : Werner Jessner & Arek Piatek
Illustrations : Alex Williamson

… qu’un Suisse. Il faudrait des efforts conjugués pour se rapprocher de ce but au maximum. Cinquième partie de notre série consacrée aux limites de l’homme.

Le très sérieux World Happiness Report, initié dès 2012 par les Nations Unies, prend en compte pour mesurer le bien-être des individus, pays par pays, les données et statistiques des états mais aussi des critères traditionnels comme le PIB par habitant, l’espérance de vie ou l’absence de corruption. Sur une échelle de 0 à 10, la Suisse arrive en tête, suivie de l’Islande et du Danemark. Le 258e et dernier pays du classement est le Togo (2,839), précédé du Burundi et de la Syrie. Pendant cette dernière décennie, le bonheur des Nicaraguayens, des Zimbabwéens et des Équatoriens est en hausse d’un pourcent tandis que la vie des Grecs, des Égyptiens et des Italiens a pris un tour moins heureux.

Les raisons principales de cette évolution ? Une nette amélioration en Amérique du Sud de l’accès aux soins, la crise économique en Europe, avec les guerres et les dictatures entre les deux, et un haut niveau de tranquillité et de stabilité pour le haut du tableau.

Statistique

Pays où les gens se déclarent le plus heureux
La Suisse – avec 7,587 points

Pronostic 
Tous – avec 10 points chacun (on rêve !!)

La Suisse est en tête du World Happiness Report avec 7,587 points. Atteindre les 10 points, cela devrait être notre objectif à tous.


 À quoi ressemble le pays du bonheur ? Ce rapport annuel a la réponse : le bien-être de ses citoyens devrait être l’objectif premier d’un État, devant les revendications territoriales, le dynamisme économique ou encore la criminalité zéro, tous ces critères étant finalement surestimés. L’étape suivante consisterait à consacrer chaque centime des dépenses publiques à résoudre une question somme toute simple : qu’est-ce qui rend un peuple réellement heureux ? Et comment s’y prendre pour appliquer cette réflexion dans les faits ?

Contrôles et ajustements sont constamment nécessaires, selon les  critères du World Happiness Report. Il démontre aussi que la qualité des relations humaines est essentielle au bonheur, des éléments tels que le temps, l’argent et la santé passant au second plan quand les amitiés sont indéfectibles. Ce qui explique les résultats étonnamment bons de certains pays en voie de développement.

Conclusion

Bien que l’idée soit séduisante, le bonheur total pour tous, c’est une utopie. Ne nous en remettons pas uniquement à la politique pour être heureux. Des vacances entre amis en Suisse, ce serait déjà un bon début.

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08 2015 The Red Bulletin

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