Haute intensité

Illustrations : Heri Irawan
Photos : Getty Images

Le rugby à XIII fatigue même Manu Vatuvei, « La Bête », ailier star des New Zealand Warriors, qui a modifié son entraînement.

« Je cible un joueur et j’essaie de le transpercer. » Manu Vatuvei

On l’appelle « The Beast », mais il reconnaît « avoir ­besoin de plus de temps qu’avant pour récupérer des efforts d’un match ». Bains de glace, machines de compression lymphatique et tapis de course anti-gravité font partie des outils que le Néo-Zélandais de 28 ans utilise pour contrer l’usure de son corps. La séance comprend une session d’ateliers techniques le matin, et deux heures en salle l’après-midi. « Nous passons plus de temps en salle de muscu que lorsque j’ai commencé à jouer. Maintenant, c’est plus scientifique, avec des relevés GPS et des moniteurs de fréquence cardiaque. » En match, Vatuvei court en moyenne 6 km, quasi uniquement sous forme de sprints à haute intensité. Son job ? Bonifier les ballons de relance, redémarrer les actions et se frotter plein gaz à la défense adverse. « Je suis plus grand que la plupart des ailiers (1,89 m et 110 kg, ndlr), donc j’utilise ma taille et ma puissance, plus que ma vitesse. Je cible un joueur et j’essaie de le transpercer. »

GAINAGE DE TUEUR
Manu Vatuvei : « Parce que mes genoux ont souffert, je travaille beaucoup le renforcement de mes quadriceps. Faire la chaise semble facile, mais c’est un exercice qui tue. »

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11 2014 The Red Bulletin 

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