Le blog de Seb Loeb #10

11 janvier

Photo d’ouverture : Red Bull Content Pool

Glissements de terrain, dégâts importants : la population argentine a été durement touchée…  Les secours ont déployé tous leurs moyens et l’organisation du Dakar leur a prêté main forte. En parallèle, l’équipe logistique a assuré la liaison jusqu’à la prochaine étape : 675 km par autoroute. Sébastien Loeb nous raconte, en mettant le focus aujourd’hui sur les travailleurs de l’ombre du rallye.

Mercredi 11 janvier 2017,
Chilecito (Argentine)

Bon, forcément, avec l’annulation de la spéciale de Super Belen, la journée n’a pas été la plus passionnante. Nous avons dû relier Salta à Chilecito en liaison. 675 km sur la route à respecter le code de la route. Heureusement que ça se passe en Argentine où la vitesse est limitée à 110 km/h et non en Bolivie où la limitation est à 80 km/h ! Daniel a dormi une bonne partie du parcours. J’ai dû baisser le son de son micro pour ne pas entendre ses ronflements ! Mais bon, vu comme il a marné lors de l’étape marathon, il mérite bien un peu de repos…

Depuis mardi, la logistique de l’équipe Peugeot est un peu modifiée. Le rallye ayant été bloqué au kilomètre 294 en direction de Salta, suite à l’effondrement d’une route, seuls les voitures de course ou les véhicules d’assistance équipés de quatre roues motrice on pu prendre l’itinéraire trouvé par l’organisateur. Cela veut dire que pour l’instant, les camping-cars dans lesquels nous dormons sont encore bloqués là-bas. Du coup, les équipages dorment à l’hôtel en attendant. On devrait récupérer les camping-cars demain à San Juan.

« … seuls les voitures de course ou les véhicules d’assistance équipés de quatre roues motrice on pu prendre l’itinéraire trouvé par l’organisateur. »

© Red Bull Content Pool

On ne se rend pas compte mais la logistique d’une équipe du Dakar comme celle de Peugeot est vraiment très pointue. Elle doit composer avec tous les imprévus d’un rallye-raid. Ce n’est vraiment pas évident ! Surtout avec tous les remaniements qu’a subi le rallye ces derniers jours. Je crois qu’il y a quatre-vingt personnes en dehors des équipages au sein du team. Des ingés, des systémistes, des mécanos, bien sûr, mais un médecin, deux physios, etc.

Ce sont toujours les mêmes mécanos qui s’occupent de ma voiture depuis que je suis en rallye-raid. Marco est le chef de voiture et travaille avec Jérémy, Sébastien et Alexandre. Les pauvres, l’année dernière, je leur ai valu quelques nuits blanches. Cette année, je touche du bois, nous n’avons pas eu à trop les solliciter. Quoiqu’il arrive, je sais que je peux compter sur eux et leur faire confiance. Ce n’est pas un hasard si nous avons passé le réveillon de la St Sylvestre à la même table… J’espère d’ailleurs que, jusqu’à la fin de ce rallye, ils n’auront pas à sacrifier une nuit entière pour travailler sur ma voiture. 

« On ne se rend pas compte mais la logistique d’une équipe du Dakar comme celle de Peugeot est vraiment très pointue. Elle doit composer avec tous les imprévus d’un rallye-raid. »

Après l’annulation de la spéciale d’aujourd’hui, la redoutable Super Belen, c’est donc la spéciale de demain que je vais devoir ouvrir. Finalement, les motos partiront en premier ce qui donnera quelques éléments de compréhension du terrain de la spéciale, c’est toujours ça de pris. Cette journée de jeudi risque d’être importante car l’écart entre Stéphane et nous est vraiment minuscule. Il partira troisième demain, c’est à dire qu’il s’élancera six minutes derrière nous. S’il nous ramarre en cours d’étape, ça ne sera pas bon signe pour nous. Ça voudra dire qu’il nous aura repris six minutes. J’espère que ce ne sera pas le cas. Nous verrons bien.

À demain

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01 2017 The Red Bulletin

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