2e etape - Flavien Duhamel

Dakar 2017 : le blog de Seb Loeb #2  

Photo d’ouverture : Flavien Duhamel

Une bonne nuit de sommeil, un café au lit, une bonne vitesse de pointe… Deuxième jour sur le Dakar pour Sébastien Loeb, et première victoire d’étape. Le pilote nous raconte.


Mardi 3 janvier 2017,
San Miguel de Tucuman (Argentine) 

Ma première nuit dans le camping-car s’est bien passée. Avec Daniel, on a repris nos marques. On a rangé les choses pareil que l’année dernière comme ça, on s’y retrouve. Il faut être honnête : on est quand même pas mal dans ce camping-car, comparé à ceux qui dorment sous la tente. Surtout par une chaleur humide comme celle-là. Là, on a la clim, et on ne s’en plaint pas ! Mon lit est à l’arrière, Daniel est devant avec un lit qui descend du plafond. Moi, je me couche tôt le soir, vers 21 heures et lui travaille sur son road-book, tard le soir. Il baisse les lumières et ça fonctionne bien comme ça. J’aime bien avoir une bonne nuit de sommeil avant d’attaquer une étape. Idéalement, il me faut huit heures. Pas toujours facile de les avoir sur un Dakar ! Daniel se charge de me réveiller et m’apporte mon café au lit !

Depuis le Dakar de l’année dernière, je n’ai eu qu’une fois l’occasion de refaire du camping. C’était à Höljes, en Suède début juillet, à l’occasion de la course de championnat du monde de Rallycross. Il n’y a pas beaucoup d’hôtel autour du circuit et je disposais d’un camping-car comme celui-ci. J’étais venu avec ma fille qui adore le camping-car et nous avions passé un week-end très sympa, d’autant qu’il y avait le soleil de minuit. Bon forcément, avec Daniel, c’est un peu différent…

Sebastien Loeb par Flavien Duhamel

« Je préfère encore faire une liaison de 400 km sur des lignes droites en Argentine plutôt que de me retrouver dans la circulation en région parisienne ! » Sébastien Loeb

© Flavien Duhamel

Après la première étape de lundi, le deuxième secteur chronométré était un peu plus costaud. Avant d’y arriver, il a fallu parcourir une longue liaison. Ce n’est pas toujours palpitant mais j’ai l’habitude. Je me conditionne pour. Et puis je préfère encore faire une liaison de 400 km sur des lignes droites en Argentine plutôt que de me retrouver dans la circulation en région parisienne !

La spéciale était très rapide. Pas la plus intéressante au niveau du pilotage, il faut bien le reconnaître. C’était des grands bouts de droit avec du cassant et un virage de temps en temps, mais pas beaucoup. Je pense que l’on a vraiment passé 80 % de la spéciale à fond. La vitesse maximale était primordiale aujourd’hui pour faire un chrono. Je crois que nous avons fait des pointes à 203 km/h pour une spéciale disputée à 126 de moyenne. Histoire de gagner trois ou quatre chevaux, nous avons même roulé sans clim mais ce n’était pas un problème. C’était tellement droit que l’on ne faisait pas d’efforts physiques dans la voiture. Il faisait chaud c’est vrai, mais en ouvrant la trappe, on avait suffisamment d’air. Ça allait bien. 

2e etape - Marcelo Maragni

© Marcelo Maragni

On a été gêné à la fin parce qu’on a passé 70 bornes dans la poussière de De Villiers, qui était parti devant nous. Au CP3, j’essaie de le biper mais ça n’a pas marché. Il est reparti devant et, après, il y avait une zone de fech-fech. C’était chaud car on rattrapait aussi beaucoup de motos et de quads. Il y avait le cumul des deux poussières et, sincèrement, ce n’est pas sympa pour les motards. Ils doivent se faire doubler toutes les dix bornes. Ça ne doit pas être sympa à vivre. 

« Nous avons fait des pointes à 203 km/h pour une spéciale disputée à 126 de moyenne.… »

On a donc perdu un peu de temps sur la fin mais sinon tout s’est bien passé. Nous n’avons pas fait d’erreur et la voiture a très bien marché avec une excellente vitesse de pointe et ça a payé puisque nous avons remporté la spéciale et prenons la première place au général.

Au moins, quoiqu’il arrive par la suite, on aura pris la tête de ce Dakar ! Maintenant ne nous emballons pas. Ce terrain n’était pas du tout représentatif de ce qui nous attend ensuite.

Rien que demain, nous allons faire une première incursion dans la montagne pour une spéciale disputée en deux parties. Au point le plus haut, nous serons à 4 895 mètres d’altitude ! Bon je vous laisse, il faut que je me couche pour me préparer à ça ! À l’inverse, Daniel va certainement se coucher très tard pour se préparer à sa façon. Il paraît que la navigation va se compliquer dès mercredi. Ça tombe bien, c’est nous qui allons ouvrir la route, ce qui me vaut de me réveiller avant les autres. On ne peut pas tout avoir !

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01 2017 The Red Bulletin

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