Le blog de Seb Loeb #4

5 janvier  

Photo d’ouverture : Marcelo Maragni

Une quatrième étape difficile pour Sébastien Loeb et Daniel Elena : franchissements de dunes et difficultés accrues en termes de navigation, le tout couronné par des problèmes techniques… 


Jeudi 5 janvier 2017,
Tupiza (Bolivie)

Quelle journée ! Je suis partagé entre deux sentiments pour être honnête : être déçu d’avoir rencontré des problèmes techniques et être content de rallier l’arrivée de cette quatrième étape. Avec Daniel, nous savions que ce serait une journée compliquée. Les organisateurs nous avaient prévenus : il y aurait des premiers franchissements de dunes et de vraies difficultés en termes de navigation, deux points sur lesquels nous manquons d’expérience Daniel et moi. L’an dernier, nous avons vu que nous étions très performants sur les étapes typées rallye WRC mais nous avons connu plus de galères dans les hors-pistes. Nous avons beaucoup travaillé tous les deux pour améliorer cette situation. 

Le blog de Seb Loeb #4

« Sur l’étape d’aujourd’hui qui était très dure pour la navigation, Daniel a vraiment assuré alors que d’autres plus expérimentés se sont faits piéger. » Sébastien Loeb

© Flavien Duhamel

Au Silk Way Rally, que nous avons disputé cet été entre Moscou et Pékin, j’ai le sentiment que nous avons fait un pas en avant. Le rythme que nous avions était bon. C’est signe que nous sommes capables de bien faire. Nous avons beaucoup appris, autant Daniel que moi. Il a mieux compris le fonctionnement global de la discipline. Et ça se voit sur ce Dakar. Sur l’étape d’aujourd’hui qui était très dure pour la navigation, il a vraiment assuré alors que d’autres plus expérimentés se sont faits piéger.

Le blog de Seb Loeb #4

© Marcelo Maragni

Malheureusement, son travail n’a pas été récompensé. Nous avons effectivement rencontré un problème. Daniel s’est était bien sorti sur la première difficulté de nav et d’un coup dans les premières dunes, je perds toute la puissance. J’étais incapable d’en monter une. J’étais obligé de redescendre, faire demi-tour, faire des resets. Elle repartait pour quelques centaines de mètres et puis ça recommençait. À un moment, on s’est arrêté. On a commencé à retirer le capot moteur pour regarder mais on ne savait pas vraiment quoi regarder. On savait que c’était lié aux turbos. On a essayé un truc. J’ai fait un petit essai et c’est reparti. Au bout de deux kilomètres, on s’est arrêté à nouveau. On a appelé les ingés et ils nous dit de mettre du dégrippant. C’est ce qu’on a fait et c’est reparti de manière durable. C’est à n’y rien comprendre ! Avec cette galère, on a dû perdre une demi-heure.

« L’an dernier, nous avons vu que nous étions très performants sur les étapes typées rallye WRC mais nous avons connu plus de galères dans les hors-pistes. »

Forcément, je suis déçu. Je croyais que c’était mort pour nous mais, finalement, ce n’est pas si dramatique puisque c’est Cyril qui fait le scratch. C’est celui qui avait le plus de retard sur nous donc cela nous permet plus ou moins de rester dans le match. Six minutes de retard, ce n’est finalement pas grand-chose sur un Dakar.

Après l’Argentine, nous voilà en Bolivie. L’année dernière, ce pays m’avait réservé un super accueil. Le président Evo Morales avait tenu à venir sur le rallye et il m’avait très chaleureusement reçu. Il était manifestement content de me rencontrer ! Peut-être vais-je le recroiser cette année. En attendant, fini les soirées étouffantes. Le bivouac est à 2 800 mètres d’altitude ce soir et il faut sortir la petite laine !

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01 2017 The Red Bulletin

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