Le blog de Seb Loeb #6

7 janvier

Photo d’ouverture : Flavien Duhamel

La spéciale annulée à cause de la pluie, le parc d’assistance devenu un vrai bourbier, le ralliement avec La Paz en convoi par autoroute… : le Dakar est tributaire de la météo. 

Samedi 7 janvier 2017,
La Paz (Bolivie)

Quel accueil ! Que ce soit hier à Oruro, ou aujourd’hui à La Paz, il y avait un monde de folie. Sur vingt à trente kilomètres, il y avait du monde tout le long. C’est vraiment impressionnant. C’est quelque chose que je n’avais jamais vu de ma vie, avant ces deux étapes-là. C’est sympa d’être reçu comme ça dans un pays. Au total, si on prend en référence le monde que peut contenir un stade de foot, je ne serais pas étonné s’il y avait eu un million de personnes pour nous accueillir.

La Paz est une ville vraiment étonnante. C’est la capitale la plus haute du monde. Elle est nichée à 3 600 mètres d’altitude je crois. C’est assez spécial : il y a la montagne au cœur de la ville avec des téléphériques de partout.

Le blog de Seb Loeb #6

Arrivée de Sébastien Loeb au bivouac d’Oruro dans la gadoue avec de quoi protéger ses chaussures.

© Alain Pernot

Dommage que la spéciale d’hier ait été annulée à cause de la pluie. Nous sommes partis plus tard que prévu et avons rejoint La Paz en convoi, en passant par l’autoroute. Le parc d’assistance était un désastre : c’était devenu un vrai lac ! Il paraît que l’équipe a vraiment galéré pour sortir les véhicules de ce bourbier.

En arrivant à La Paz, on a eu l’impression que le soleil avait gagné la partie mais il s’est remis à pleuvoir !!! Heureusement, exceptionnellement, je dors à l’hôtel cette nuit. Je suis sûr d’être au sec. Le seul problème est que l’hôtel est situé juste à côté du podium où le président Morales a accueilli les concurrents cet après-midi, et ce soir ils sont en train de démonter les structures qui avaient été mises en place pour canaliser la foule. Ça fait un sacré boucan ! Mais je ne suis pas inquiet, je suis sûr que je vais bien dormir quand même. Je suis là pour ça, d’ailleurs, car demain c’est la journée de repos !

« Le parc d’assistance était un désastre : c’était devenu un vrai lac ! Il paraît que l’équipe a vraiment galéré pour sortir les véhicules de ce bourbier. »

Il faudra bien en profiter car, ensuite, un gros morceau nous attend, lundi et mardi : l’étape marathon. En gros, ça veut dire que lundi soir, à Uyuni, nous n’aurons pas droit à une assistance. Les voitures de courses iront directement en parc fermé, sans aucune intervention mécanique. Inutile de préciser que la journée de repos n’en sera pas une pour mes mécanos : il vont profiter de cette pause pour réviser entièrement ma 3008DKR. Bon courage, les gars ! 

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01 2017 The Red Bulletin

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