Gareth Bale Seitfallzieher

Euro stars : Gareth Bale

Texte : Juan Moreno
Photo : Getty Images

Tout simplement le joueur le plus rapide et le plus cher du monde. Les « Dragons » du Pays de Galles comptent sur le joueur de 26 ans du Real Madrid pour créer la surprise à l’Euro.
Gareth Bale, Real Madrid
Gareth Bale, 26 ans, Pays de Galles

Un  seul match de Gareth Bale a suffi pour comprendre pourquoi certains étaient prêts à dépenser 100 millions d’euros pour un joueur. Pourquoi l’entraîneur adverse, Rafa Benítez, a affirmé que Bale serait bientôt le meilleur joueur du monde. Ce match, c’était pendant les éliminatoires de la Ligue des champions en novembre 2010. Bale, 21 ans, jouait pour l’outsider, Tottenham, face à l’Inter. Les Italiens ont alors la meilleure défense du foot pro, Maicon en tête. Considéré le meilleur arrière droit du monde, le Brésilien se fait bouffer par Bale. Dépassé, le stade entonne même à son intention : « Taxi for Maicon! »  

Bale atteint la vitesse de 36,9 km/h au sprint. Plus rapide qu’aucun autre joueur international. S’ajoutent à cela une technique de frappe incroyable, une efficacité redoutable sur les coups francs, un œil aiguisé pour repérer ses coéquipiers et une qualité qui ne saute pas forcément aux yeux : Bale sait encaisser les coups. Il a l’air fragile ? C’est tout le contraire. 

Stats, buts, likes :
Bale en chiffres

17 
À 17 ans et 35 jours, il est devenu le plus jeune buteur de son équipe nationale.

37
Bale, c’est le transfert le plus cher de tous les temps (100 millions d’euros) et le joueur le plus rapide du monde balle au pied. Vitesse max. : 36,9 km/h. 

43 
Depuis son 43e but, Bale est le meilleur attaquant britannique de la Liga.

450
Bale, c’est 450 000 US $ par semaine. 10 fois le salaire annuel moyen aux États-Unis. 


Les choses n’ont jamais été simples outre-manche pour le Gallois, pas le genre de joueur que les supporters locaux apprécient. Pas un foufou comme John Terry, ni un taré comme Paul Gascoigne. Au départ, Bale dégageait une certaine fragilité, aussi bien sur le plan physique que mental. Son opération des oreilles décollées n’a rien changé à cette réputation ni à sa timidité en interview. 

Mais la vérité, c’est que Bale a toujours parfaitement su qui il était : un sportif né, un vainqueur né. Jeune, il gagnait à tous les coups. Course d’endurance, sprint, rugby, football. La confiance qu’il s’est forgée à l’époque est à la base de sa carrière. Elle lui a d’ailleurs été bien utile quelques années plus tard. Tottenham achète Bale en 2007. Mais le petit génie se blesse, s’ensuivent alors deux années catastrophiques avec des blessures à répétition. La malédiction continue : les 24 premiers matches auxquels il participe en Angleterre se soldent par des non victoires. Sa carrière risque bien de s’arrêter là. Mais ça ne l’inquiète pas. Les autres le considèrent comme un joueur rapide qui a ses meilleures années derrière lui. Mais lui, il sait. Il sait qu’il est l’un des rares attaquants capables de distancer un défenseur. Courir… jusqu’à ce qu’il n’arrive plus à le suivre. Il sait que son heure viendra. Et tout juste un an après avoir touché le fond, le voilà élu meilleur joueur de Premier League. Et l’année d’après aussi. 

La malédiction continue : les 24 premiers matches auxquels il participe en Angleterre se soldent par des non victoires.

© Shoster10i // YouTube

Conséquence, il est transféré au Real Madrid pour près de 100 millions d’euros. En Espagne aussi, ses débuts sont difficiles. Il ne joue plus aussi central qu’en Angleterre, il ne tire pas les coups francs. À une saison médiocre se succèdent une saison encore plus médiocre et des rumeurs de transfert. Mais Bale n’en parle pas. En ce moment, il fait une saison exceptionnelle, anéantit les lignes défensives, marque des buts, fait des passes décisives. Il est considéré comme le légitime successeur de Cristiano Ronaldo. 

Gareth Bale a toujours su garder son calme. Il a essuyé les critiques de la presse sportive la plus impitoyable du monde (en Angleterre), et la deuxième a suivi (en Espagne). Une presse qui le disait faible et surestimé. Face à ces attaques, Bale n’a jamais eu un mot plus haut que l’autre. Il savait qu’ils avaient tort et c’était tout ce qui comptait. C’est sur cette conviction qu’il a bâti sa carrière.

Le FIFA check
Gareth Bale, Real Madrid

© Source : EA Games FIFA 16

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05 2016 The Red Bulletin

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