Le blog de Seb Loeb #5

Dakar 2016 - Le blog de Seb Loeb #1

Photo d’ouverture : Flavien Duhamel/Red Bull Content Pool

Le Dieu du Rallye est au départ de son tout premier Dakar, sur les pistes sud-américaines. Sébastien Loeb livre chaque jour son journal de bord en exclusivité à redbulletin.com. Première étape : un Nouvel An sobre en Argentine, la préparation avant le jour J et une étape écourtée suite à un accident sur le parcours.


Samedi 2 janvier 2016,
21 heures,
parc d’assistance de Rosario
 

« Voilà, ça y est. Depuis cet après-midi, je peux dire que je suis passé en mode Dakar ! Bon, pour l’instant, on a seulement parcouru onze kilomètres chronométrés. Il en reste encore plus de 4 700 avant de voir la ligne d’arrivée ! Mais ce prologue a permis d’entrer dans le vif du sujet.

Je suis quand même en Argentine depuis le 29 décembre. Et je commençais un peu à trouver le temps long, même si on a été bien occupés jusqu’au départ. Ça a commencé par la visite de l’usine Peugeot de Buenos Aires.

Puis on a enchaîné avec le shakedown, cette petite séance de mise au point qui m’a permis de reprendre la 2008 DKR en main. Je ne peux pas dire que cela ait servi à bien me caler avec Daniel (Elena, fidèle copilote de Sébastien Loeb, ndlr), concernant la navigation. Sur ce coup-là, il n’a eu aucune note à m’annoncer : c’était tout droit…

Le 31, on est retourné à l’usine pour la photo officielle avec tous les équipages Peugeot et nos voitures de course. On a aussi eu droit à une petite réunion technique, histoire de savoir utiliser un minimum les outils de secours et de bien se remémorer toute la procédure si on se retrouve ensablé. Pour ce qui est du maniement de la pelle, je laisse cet aspect à Daniel !

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« Lors des vérifs du premier de l’an, j’ai pu échanger avec les pilotes des autres teams. Nasser Al-Attiyah et sa Mini, par exemple, seront encore de sacrés clients. »

© Flavien Duhamel/Red Bull Content Pool

Quant au réveillon, il a été… particulier. On a dîné avec toute l’équipe dans la cantine de l’usine. Ni champagne, ni petit-four, le repas a été sobre et vite expédié.  

« Je me suis dit que j’allais aborder ce prologue à ma façon, sans me mettre de pression. »
Sébastien Loeb

 C’est bizarre de passer les fêtes loin de chez soi, sans sa famille et ses amis. D’habitude, le Nouvel An donne l’occasion d’organiser une chouette fiesta qui se termine au petit matin. Ça a d’ailleurs été le cas, puisque mes potes se sont tous retrouvés chez moi, avec ma femme Séverine et ma petite Valentine, mais sans moi !

Après le dîner, on a bu un verre avec Daniel dans un bar à côté de notre hôtel. On est allé se coucher à minuit… moins deux. Comme quoi, on arrive à être sérieux. Des fêtes, de toute façon, j’aurai encore suffisamment l’occasion d’en organiser. Préparer le Dakar, ça vaut bien quelques sacrifices.

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« L’Argentine est vraiment un pays de passionnés de sport auto. Je l’ai encore vu lors du podium de départ et au bord des spéciales : les gens se déplacent en nombre. J’ai de la peine pour ceux qui ont été victimes de la sortie de route lors du prologue. J’espère qu’ils s’en tireront tous. »

© Flavien Duhamel/Red Bull Content Pool

Après toute la série de vérifications techniques et administratives, au menu du premier de l’an, on a donc fini par s’élancer. Je n’étais pas trop stressé. Je me suis dit que j’allais aborder ce prologue à ma façon, sans me mettre de pression et surtout sans faire n’importe quoi. Signer le dixième temps, à égalité avec mes équipiers Stéphane Peterhansel et Cyril Despres, cela me permet d’être dans le bon wagon pour la première étape, aujourd’hui, puisque le classement du prologue détermine l’ordre de départ du lendemain.

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« Mon premier franchissement de gué. On a eu chaud, parce que le capot s’est déclipsé et a commencé à s’entrebâiller… »

© Marcelo Maragni/Red Bull Content Pool



Il y a même un avantage, puisque je bénéficierai des traces laissées par les voitures parties devant moi. Comme ça, au moins, on ne devrait pas se perdre dès le deuxième jour…

Là, je vais passer ma première nuit avec Daniel dans le camping-car qui nous servira de chambre durant deux semaines. On l’a aménagé un peu à notre façon, en apportant le nécessaire de survie. J’ai ma machine à café de ma marque préférée, et le frigo est rempli de saucissons !

Je ne vais d’ailleurs pas tarder à me coucher. Pour être performant, j’ai besoin de mes 8 heures de sommeil. Or je ne sais pas du tout si on dort bien dans un camping-car posé en plein parc d’assistance, parce qu’il y a quand même pas mal de bruit. Je vous raconterai ça demain, depuis Villa Carlos Paz… »

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01 2016 redbulletin.com

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