Che Guevara

Che Guevara :
l’explorateur

Texte : David Dumain
Photo : Wikipedia

Ces 5 célébrités sont des hommes férus de moto. En 1952, l’étudiant argentin Ernesto Rafael Guevara traverse l’Amérique latine à moto, une Norton 500, avec son ami Alberto Granado.

Ernesto Rafael Guevara de la Serna n’était pas encore le Che lorsqu’il se lança dans une traversée de l’Amérique latine à moto au début de l’année 1952, en compagnie de l’un de ses amis étudiants en médecine, Alberto Granado.

Au guidon d’une Norton 500 de 1939 ironiquement baptisée « La Poderosa » (la Puissante), celui qui allait devenir le révolutionnaire le plus célèbre au monde allait parcourir quelque 8 000 kilomètres depuis son Argentine natale jusqu’à Miami, après avoir traversé une grande partie de l’Amérique latine, à savoir le Chili, le Pérou, l’Équateur, la Colombie, le Vénézuela et le Panama.

Carnets de voyage, un film de Walter Salles sorti en 2004, inspiré des notes et manuscrits rédigés par celui qui deviendra « El Che » au fil des kilomètres.

© Youtube // Movieclips Trailer Vault

​C’est au cours de ce voyage initiatique qu’il fut notamment marqué par l’extrême pauvreté de certaines régions traversées et qu’il forgea certaines de ses convictions, notées dans des carnets de voyages, qui ne furent édités que longtemps après sa mort. Les Diarios de motocicleta ne furent en effet publiées par sa famille qu’en 2003, 36 ans après la disparition du Che…

Le cinéma n’a pas traîné pas à en faire une adaptation dès l’année suivante. Le film Carnets de Voyage a reçu nombre de récompenses internationales et revient notamment sur les multiples galères mécaniques rencontrées par les deux baroudeurs argentins, qui ont fini par abandonner leur fidèle destrier.

Motard improbable mais déterminé, Che Guevarra a trouvé la voie de son destin au guidon d’une moto, avant que ses mains n’empoigne des armes…

Moto Norton 500

« La Poderosa », la moto Norton 500 de Guevara et Granado.

© Pinterest

JUSQU’À CE QUE LA MORT LES SÉPARE

Si Guevarra est mort les armes à la main, c’est tout l’inverse qui arriva à un autre célèbre motard guerrier, Lawrence d’Arabie, qui trouva la mort au guidon de sa célèbre Brough Superior un jour de mai 1935. Thomas Edward Lawrence était un véritable mordu de moto et de vitesse et lui aussi donnait un nom à sa machine, qu’il avait baptisée « Boanerges », qui signifie Fils du tonnerre. Tout un programme…

Cliquer pour lire la suite
07 2016 The Red Bulletin

Article suivant